Bruno Le Maire va attaquer en justice les moteurs de recherche qui ne déréférencent pas Wish

Bruno Le Maire va attaquer en justice les moteurs de recherche qui ne déréférencent pas Wish
Bruno Le Maire à Paris le 18 novembre 2021.

publié le lundi 29 novembre 2021 à 13h38

Bruno Le Maire a également exigé que Wish se mette en conformité, sous peine de se voir interdite sur le territoire français.

La plateforme de vente en ligne Wish n'est plus la bienvenue en France : l'État français a demandé la semaine aux moteurs de recherche de la déréférencer, une mesure rare. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a menacé lundi 29 novembre de poursuivre en justice les moteurs de recherche qui n'appliqueraient pas la consigne.

"Je leur laisse encore quelques jours, le bénéfice du doute, mais pas plus et ensuite c'est très simple, je porterai l'affaire devant la justice et elles seront condamnées", a affirmé Bruno Le Maire sur France 2.


La demande de déréférencement a été émise par la répression des fraudes en raison de la présence de produits non conformes et dangereux, avait annoncé mercredi dernier le ministère de l'Économie. Cette sanction est intervenue dans le cadre d'une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la sécurité des produits vendus sur les places de marché en ligne. 

"Les géants du numérique et les acteurs du numérique ne sont pas au dessus des lois", a insisté Bruno Le Maire lundi.


"Quant au site Wish lui-même, soit il obéit aux règles de protection des consommateurs, soit non seulement je demanderai le déréférencement du site aux plateformes, mais nous interdirons la présence de Wish sur le territoire français", a-t-il menacé.

Après la décision de Bercy, Wish s'était défendu, déclarant que la plateforme "se conforme toujours aux demandes de retrait (de produits de la vente) de la DGCCRF", et avait annoncé entamer un recours juridique contre cette action que l'entreprise juge "illégale et disproportionnée". Sur 140 produits vendus sur Wish et analysés par la DGCCRF, un nombre important avait été identifiés comme non conformes. Ainsi, 90% des appareils électriques analysés étaient considérés comme dangereux, tout comme 62% des bijoux fantaisie et 45% des jouets.

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