Bruno Le Maire : "si vous voulez toucher pleinement votre retraite, il vaut mieux rester un peu plus longtemps"

Bruno Le Maire : "si vous voulez toucher pleinement votre retraite, il vaut mieux rester un peu plus longtemps"
Bruno Le Maire le 12 juin 2019 à Paris.
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Orange avec AFP-Services , publié le jeudi 13 juin 2019 à 11h24

Le ministre de l'Économie et des Finances est revenu jeudi sur franceinfo sur les annonces du Premier ministre Édouard Philippe concernant l'âge de départ à la retraite. 

"Un âge d'équilibre" et un "âge légal".  La future réforme des retraites maintiendra "la possibilité d'un départ à 62 ans" mais l'exécutif définira "un âge d'équilibre" afin de pousser les Français à "travailler plus longtemps", a déclaré Edouard Philippe mercredi 12 juin lors de son discours de politique général devant l'Assemblée mercredi 12 juin. 



Au micro de franceinfo ce jeudi, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a répété que le gouvernement ne toucherait à l'âge légal de départ à la retraite, 62 ans. Quel est alors cet "âge d'équilibre" promis par le Premier ministre ? "Il y aura des incitations ou des désincitations à partir plus tôt à la retraite". Comprendre : "si vous voulez toucher pleinement votre retraite, il vaut mieux rester un peu plus longtemps", explique Bruno Le Maire. 

"Ce n'est pas un malus" 

Le ministre refuse de parler "d'un malus". "Ce n'est pas un malus, c'est un système de décote qui pourrait inciter les Français à partir plus tard à la retraite". Les pensions seront-elles moindres pour ceux qui souhaiteraient partir à 62 ans ? Bruno Le Maire botte en touche et s'en remet au haut-commissaire à la réforme des retraites. "À Jean-Paul Delevoye de nous faire des propositions pour inciter les Français à travailler plus longtemps et à rester plus longtemps en activité". 



Pour Bruno Le Maire, les Français doivent travailler plus. "Ce qui explique l'appauvrissement de la France ces 20 dernières années, c'est le fait que nous travaillons moins que nos partenaires européens. (...) Quand on prend la sortie plus tardive dans la vie active, la sortie plus précoce de la vie active et le taux de chômage qui est très élevée. Vous mettez ces trois éléments ensemble, ça fait un cocktail explosif qui s'appelle : appauvrissement de la France".

"Chacun pourra faire son choix"  

Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, avait avancé en début d'année l'hypothèse d'une surcote à partir de 62 ans, mais l'hebdomadaire Challenges rapportait la semaine dernière que l'exécutif étudiait le scénario d'un "âge-pivot" à 64 ans avec un dispositif de "bonus-malus".

Sans dévoiler l'option retenue, Philippe a affirmé que "chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", ajoutant toutefois que "la condition pour que ce choix existe, c'est que le chômage recule", ce qui conduira le gouvernement à lancer "un grand plan pour l'emploi des seniors".

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