Bruno Le Maire "confronté" au Covid-19 : "ça a été violent"

Bruno Le Maire "confronté" au Covid-19 : "ça a été violent"
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 28 septembre à l'Elysée.

, publié le mardi 29 septembre 2020 à 14h40

Le ministre de l'Economie révélait le 18 septembre avoir été testé positif. Invité mardi matin sur France Inter, il a souligné que ce n'est "pas une maladie anodine". 

Bruno Le Maire était invité pour parler de la situation économique du pays, mardi 29 septembre.

Mais il a aussi évoqué son vécu pour répondre à la question d'un auditeur pointant du doigt "tout ce qu'on nous empêche de faire sans une quelconque étude scientifique valable". 




Le ministre de l'Economie, "qui a été confiné depuis huit jours, qui a été confronté à cette maladie", a souhaité raconter son expérience. Le "témoignage personnel (...) de quelqu'un qui court d'habitude 25 à 30 km par semaine et qui aujourd'hui ne peut plus courir, précisément parce qu'il a été confronté à cette maladie, qui n'est pas une maladie anodine", a expliqué Bruno Le Maire. 

Le coronavirus "s'en prend à vos poumons, vous donne un sentiment d'oppression très pénible, parfois même angoissant", a-t-il poursuivi. "J'ai 50 ans, je suis en forme physique, je fais du sport, je pratique régulièrement... et pourtant ça a été violent", a-t-il insisté. 

"Mais si ça tombe sur quelqu'un que vous aimez et qui est plus fragile, qui est en surpoids, qui est très âgé, ou qui a eu des problèmes de santé, vous regretterez au plus profond de vous-même d'avoir prononcé ces mots", a-t-il averti. 

"Arrêtons avec l'égoïsme" 

"Et si vous allez dans un hôpital et que vous voyez les personnels soignants, leur dévouement, leur sens humain... Et si vous voyez le déchirement que ça peut être pour un chef de service de se dire : j'ai 12 lits de réanimation mais je suis obligé de dire à quelqu'un qui doit être opéré du cancer que ce ne sera pas demain parce qu'il faut que je garde des lits pour des patients Covid... Je pense que ça incitera chacun à faire preuve de plus de sens des responsabilités", a-t-il estimé. 

"Arrêtons avec l'égoïsme, ayons juste un peu de coeur et de sens des responsabilités", a lancé Bruno Le Maire, avant de répéter : "Cette maladie n'est pas une maladie comme les autres". 

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