Braquage de Kim Kardashian: un onzième suspect mis en examen et écroué

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La star américaine Kim Kardashian, le 8 septembre 2017 à New York
La star américaine Kim Kardashian, le 8 septembre 2017 à New York
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© AFP, ANGELA WEISS

AFP, publié le vendredi 13 avril 2018 à 19h40

Un peu plus d'un an après le démantèlement du gang, un onzième suspect a été mis en examen et écroué vendredi dans l'enquête sur le braquage spectaculaire, en octobre 2016 à Paris, de la star américaine Kim Kardashian, dont les bijoux restent introuvables.

Cet homme de 28 ans avait été arrêté mardi à Vallauris, près de Cannes, dans la plus grande discrétion par les policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB), a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête, confirmant une information du quotidien Nice-Matin.

Interpellé sur commission rogatoire de la juge d'instruction parisienne Armelle Briand, le suspect a été mis en examen vendredi à Paris pour "vol avec arme en bande organisée", "séquestration", "association de malfaiteurs" et "acquisition ou détention d'armes ou de munitions de catégorie A et B", a indiqué une source judiciaire.

Avec un butin d'environ 9 millions d'euros, cette bande d'une dizaine de truands à l'ancienne est soupçonnée d'avoir réalisé le plus gros braquage au détriment d'un particulier des vingt dernières années en France.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, alors âgée de 36 ans, s'était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week. Deux des voleurs l'avaient menacée avec une arme sur la tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l'enfermer dans la salle de bain.

Les braqueurs avaient emporté plusieurs bijoux en diamant et en or, dont une pierre de 18,88 carats, évaluée à près de quatre millions d'euros. Leur chef présumé, Aomar Aït Khedache, dit "Omar le vieux", a affirmé aux enquêteurs avoir confié le diamant à une personne dont il n'a pas révélé l'identité et avoir fait fondre les bijoux en or.

- Butin écoulé en Belgique -

Dans sa fuite, l'un des malfaiteurs reparti à vélo, Yunis Abbas, avait perdu une croix sertie de diamants. Mais hormis ce pendentif, aucune pièce du butin n'a été retrouvée. Pour les enquêteurs, qui ont néanmoins saisi de fortes sommes d'argent, une part importante du butin a été écoulée en Belgique.

Au lendemain de l'attaque, l'un des suspects, Marceau Baum-Gartner, alias "Nez râpé", s'est ainsi rendu à huit reprises en deux mois à Anvers, capitale de la joaillerie, dont deux fois en compagnie d'"Omar le Vieux".

C'est l'ADN de ce dernier, retrouvé sur un des liens ayant entravé la star, qui avait permis aux policiers de remonter au reste de l'équipe. Un vaste coup de filet en janvier 2017 s'était conclu par la mise en examen de dix suspects, dont neuf furent placés en détention provisoire.

Parmi eux, seuls Aomar Aït Khedache, 61 ans, et Yunis Abbas, 64 ans, sont encore écroués à ce jour. Après un an de bras de fer entre la juge, les avocats et le parquet, les sept autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, entre l'été dernier et ces dernières semaines, selon une source judiciaire.

Plusieurs membres de l'équipe, comme Didier Dubreucq, 62 ans, dit "Yeux bleus", et Pierre Bouianere, 73 ans, sont connus depuis longtemps dans le milieu français du banditisme: quatre ont déjà été condamnés dans les années 80 ou 90, pour vol aggravé, braquage ou trafic de stupéfiants.

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