France

Braderie de Lille : après les cornets de frites, les moules sont aussi frappées par l’inflation

Les moules risquent d’être plus chères cette année à la braderie de Lille. La plupart de celles consommées lors de l’événement lillois sont issues des productions hollandaises, où aucun bouclier tarifaire n’a été mis en place pour faire face à l’inflation.

La braderie de Lille est de retour. Dans son sillon, les frites et les moules régalent les visiteurs qui pourraient payer un peu plus cher leur traditionnel repas cette année, lors de l’événement qui se déroulera les 2 et 3 septembre. Malgré une très bonne saison pour la récolte de ces coquillages, leur prix devrait tout de même augmenter en raison de l’inflation. Comme le rapporte en effet BFMTV, les moules de la braderie proviennent des Pays-Bas, où il n’y a pas de bouclier tarifaire pour pallier la hausse des prix.

"On annonce une quantité globale à peu près du même ordre que l’an dernier et donc la petite hausse qu’on va connaître est uniquement due à nos frais d’usines, aux frais des mytiliculteurs pour accéder à leurs parcs et à nos frais de traitements de la moule", a expliqué à nos confrères Olivier Camelot, le directeur commercial chez Delta Mossel, l’entreprise hollandaise qui produit et commercialise environ 200 à 500 à tonnes de moules qui seront consommées à la braderie.

40 centimes d'augmentation

Une augmentation de 20 centimes par kilo a été annoncée par les mytiliculteurs des Pays-Bas, en plus des 20 centimes par kilo des grossistes. Les prix finaux sont toutefois déterminés par les restaurateurs eux-même.

Au fil des années, cinq entreprises se sont placées sur ce marché. Toutes sont regroupées dans le port d’Yrsekeu. Selon Olivier Camelot, si ce sont les moules hollandaises qui sont consommées à Lille, c’est pour une raison de distance. "On est très proches ! Il se passe moins de 12 heures entre le moment où la moule sort de l’eau et celui où elle arrive dans un restaurant à Lille", précise-t-il auprès de France Bleu Nord.

publié le 31 août à 14h27, Inès Cussac, 6Medias

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