Bouches à incendie ouvertes pendant la canicule : amende record dans les Hauts-de-Seine

Bouches à incendie ouvertes pendant la canicule : amende record dans les Hauts-de-Seine
Un geyser d'eau jaillit d'une bouche à incendie, le 21 juin 2017 à Paris

publié le mardi 29 août 2017 à 17h30

Des centaines et des centaines de litres d'eau se déversant sur le bitume. Avec les fortes chaleurs de cet été, ce spectacle a été visible à de nombreuses reprises dans l'Hexagone.

Trois personnes viennent d'être condamnées pour l'ouverture sauvage de bouches à incendie à Asnières-sur-Seine, selon une information de France Bleu.

Le rafraîchissement leur aura coûté cher. Les trois accusés ont écopé d'une contravention de 9.000 euros. Fin juin 2017, les individus avaient été filmés par des caméras de sécurité en train d'ouvrir des bouches à incendie dans la ville. La municipalité a diffusé un communiqué lundi 28 août dans lequel le maire (LR) Manuel Aeschlimann explique que la somme forfaitaire qu'il devront rembourser correspond aux "2.000 mètres-cube" d'eau gaspillés. "Ce n'est pas aux contribuables asniérois de payer les conséquences de ces dégradations", a écrit l'élu.



Au début du mois d'août, un habitant de Cabestany, près de Perpignan, avait trouvé la parade pour alléger sa facture d'eau. Le résident a été pris en flagrant délit en train de remplir sa piscine en la reliant à une borne incendie. L'habitant n'avait eu qu'à traverser la rue et raccorder un tuyau à la borne rouge. Le maire de la commune avait préféré ne pas porter plainte et organiser plutôt une rencontre avec le contribuable pour lui expliquer les conséquences de son geste. D'après les pompiers, la pratique est devenue "courante" dans le département des Pyrénées-Orientales. Un acte qui coûte cher à la communauté et qui va à l'encontre des mesures de restriction d'eau prises pour faire face à la sécheresse durant l'été.

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