Bordeaux, Grenoble, Lyon et Montpellier veulent également encadrer les loyers

Bordeaux, Grenoble, Lyon et Montpellier veulent également encadrer les loyers
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 24 novembre 2020 à 09h10

Alors que les villes candidates à un encadrement des loyers avaient jusqu'à lundi pour faire leur demande, la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon déplore dans un entretien aux Echos avoir "reçu moins de demandes que ce que nous attendions". Marseille et Strasbourg ont notamment renoncé. 

Comme Paris et Lille, les quatre métropoles de Bordeaux, Lyon (Villeurbanne compris), Grenoble et Montpellier ainsi que "plusieurs intercommunalités de région parisienne", annonce mardi 24 novembre la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon dans Les Echos.

En région parisienne, les intercommunalités qui ont posé un dossier sont celles de Plaine commune, "en passe d'être validé le premier", mais également onze communes de Grand Orly Seine Bièvre, ainsi que la ville de Grigny située dans l'intercommunalité Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart.




"Nous avons reçu moins de demandes que ce que nous attendions, déplore néanmoins la ministre au lendemain de la date limite de candidature pour les villes volontaires à ce dispositif programmé jusqu'en 2023. Marseille et Strasbourg, "qui avaient indiqué leur intention de le faire, y ont renoncé et je le regrette", souligne-t-elle. 

L'encadrement des loyers ne peut pas être un alibi

"Ce dispositif ne va pas régler à lui seul le problème du logement" prévient-t-elle par ailleurs. "Les communes qui voudront encadrer leurs loyers devront aussi être volontaires dans la construction de logements", assure-t-elle. Ciblant les villes "dont les maires sont souvent écologistes" comme "Bordeaux, Annecy", où "les permis de construire ont du mal à sortir", Mme Wargon estime que l'encadrement des loyers "ne peut pas être l'alibi d'une construction de logements en berne". "L'Etat fait sa part pour soutenir l'offre de logements : nous avons créé une aide aux maires bâtisseurs, un fonds pour la réhabilitation des friches industrielles" rappelle-t-elle.

La simplification et la dématérialisation des procédures d'urbanisme devraient être mises en place à partir de "juin 2021", souligne la ministre, soit plus tôt que prévu par la loi (janvier 2022), ce qui devrait permettre de favoriser la construction.

Elle souligne aussi qu'un décret, examiné par le conseil national d'évaluation des normes va permettre à l'avenir "d'effectuer des travaux sur les bâtiments existants sans avoir à demander de permis de construire". "En dessous d'un certain seuil de mètres carrés, une déclaration préalable suffira, à la condition qu'elle soit faite par un architecte" précise Mme Wargon. "Ce décret dispense aussi d'autorisation de construire certains bâtiments temporaires comme ceux destinés à l'hébergement d'urgence" ajoute la ministre.
 

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