Bonbonnes de gaz découvertes à Paris : un homme fiché S parmi les personnes interpellées

Bonbonnes de gaz découvertes à Paris : un homme fiché S parmi les personnes interpellées
Des voitures de police en intervention à Villejuif, le 6 septembre 2017 (illustration)

Orange avec AFP, publié le mardi 03 octobre 2017 à 10h15

L'une des cinq personnes interpellées dans l'affaire des bonbonnes de gaz découvertes samedi dans le hall et à l'extérieur d'un immeuble, à Paris, était fichée S pour radicalisation.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé l'information mardi 3 octobre.

"Parmi les personnes qui ont été arrêtées, l'un était fiché au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, ndlr), ça veut dire radicalisé", a déclaré le ministre sur France Inter. En tout, cinq personnes ont été arrêtées par les services antiterroristes après la découverte de plusieurs bonbonnes de gaz avec un dispositif de mise en feu dans la nuit de vendredi à samedi, près de la porte d'Auteuil. "Nous sommes toujours état de guerre même si Daesh a connu des défaites militaires", a averti le ministre au micro de la station publique.



Samedi vers 4h30, un résident a alerté les secours après avoir aperçu deux bonbonnes dans le hall de son immeuble, situé dans le cossu 16e arrondissement de Paris. La police a ensuite découvert deux autres bonbonnes à l'extérieur de l'immeuble, sur le trottoir. Les enquêteurs ont retrouvé sur place un dispositif de mise à feu : de l'essence versée tout autour et un téléphone portable relié à des fils.

"ON PEUT TOUJOURS PASSER À L'ACTE PAR L'INTERMÉDIAIRE D'AMIS"

Lorsqu'une personne est fichée S pour radicalisation, quelles sont les mesures mises en place ? "Quand on est au FSPRT, on est surveillé mais on peut toujours passer à l'acte par l'intermédiaire d'amis, du réseau", a expliqué Gérard Collomb. "Ce qui est difficile aujourd'hui, c'est que vous surveillez quelqu'un mais autour il y une nébuleuse qui n'a pas encore émis de propos qui montrent la radicalisation mais qui en fait sont radicalisés et prêts à venir en aide à celui qui est déjà fiché au FSPRT."

Interrogé sur la cible, un immeuble dans un voisinage calme de la capitale, le ministre s'est demandé : "Est-ce que faire sauter un immeuble dans un quartier chic de Paris n'était pas un signe que personne n'est en tranquillité, (...) que cela peut se passer partout en France ?". Le ministre n'a en revanche pas confirmé les informations du Point, qui affirme qu'il y aurait eu plusieurs tentatives de déclenchement de la bombe.

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