Blocage des universités : "La réponse ne peut pas être la matraque", estime Benoît Hamon

Blocage des universités : "La réponse ne peut pas être la matraque", estime Benoît Hamon

Benoît Hamon au Mans, le 2 décembre 2017.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 13h59

VIDÉO - L'ex-candidat à l'élection présidentielle a dénoncé le "mode de sélection" à l'université.

L'ex-ministre de l'Education et fondateur de Génération.s, Benoît Hamon a pris mercredi 11 avril la défense des étudiants qui bloquent les universités, jugeant que la réponse du gouvernement pouvait pas être "la matraque et que la matraque".

"Les conditions d'étude doivent être aujourd'hui améliorées de façon à ce qu'on puisse correctement étudier, avoir des chances de succès à l'université, donc la réponse ça ne peut pas être la matraque et que la matraque", a déclaré Benoît Hamon sur France Inter. Selon l'ex-candidat socialiste à la présidentielle, les étudiants protestent contre "un mode de sélection" à l'entrée à l'université qui "n'est pas bon", mais "ils disent aussi qu'on n'a pas le droit de continuer à avoir une université dans laquelle il n'y a pas de wifi à Tolbiac".

"Le choix de la matraque, ça n'est pas le bon choix quand il s'agit de dialoguer avec la jeunesse française", a-t-il insisté.  "Est-ce qu'il n'y a pas d'autres voix pour un président de la République qui prétend vouloir améliorer la vie démocratique dans ce pays que d'utiliser ce seul moyen pour aujourd'hui faire passer ses réformes ou faire passer ses choix?", a-t-il interrogé.

Sur BFMTV et RMC, le député La France Insoumise Adrien Quatennens a estimé qu'"on n'a pas à envoyer des CRS dans une université". 

"Ce qui est en cause dans les facs, c'est que faute d'avoir investi pendant des années dans l'université (...) plutôt que d'avoir un nombre de places adaptées au nombre d'étudiants, le gouvernement est en train d'essayer d'adapter le nombre d'étudiants au nombre de places. Il faudrait faire exactement l'inverse", a affirmé Adrien Quatennens.

"Chosir ses études, c'est choisir sa vie, voilà ce qui est en cause", a-t-il plaidé. 

Les blocages se sont poursuivis mardi dans plusieurs universités pour protester contre les nouvelles modalités d'accès à la fac, tandis que la ministre Frédérique Vidal mettait en garde contre "une instrumentalisation" par "les extrêmes". Le président de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-1) a demandé mercredi matin l'intervention des forces de l'ordre pour mettre fin au blocage sur le site de Tolbiac.

Les forces de l'ordre à Tolbiac ?

"La gravité des violences constatées dans le centre Pierre-Mendès-France (Tolbiac, ndlr) ne permet plus d'assurer la sécurité des personnes" et le président de l'université, Georges Haddad, "considère que la ligne rouge a été franchie", a-t-il indiqué dans un message envoyé mercredi matin aux étudiants, personnels administratifs et enseignants-chercheurs.

Il a fait appel aux forces de l'ordre pour faire lever le blocage, dans une lettre adressée lundi à la préfecture de police. Pour lui, "suite à la découverte de cocktails Molotov au sein du centre Pierre Mendès-France et aux violences qui se sont produites dans la nuit du 6 au 7 avril, la sécurité du centre n'est plus assurée".

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