Bien-être animal : le Parc Astérix ferme son delphinarium

Bien-être animal : le Parc Astérix ferme son delphinarium
(Photo d'illustration)

, publié le lundi 25 janvier 2021 à 11h58

A la veille de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale de la proposition de loi visant à interdire la détention de cétacés, le parc d'attractions français a annoncé lundi 25 janvier qu'il allait se séparer de ses huit dauphins et cinq otaries d'ici à la réouverture. 

Le "Théâtre de Poséidon" du parc Astérix va fermer ses portes. Le célèbre parc d'attractions situé dans l'Oise, datant de 1989, annonce en effet lundi 25 janvier la fermeture de son delphinarium, pourtant l'une de ses attractions phare, puisque 50% des visiteurs y passent.

Cette "décision de fermeture repose sur la volonté de se concentrer sur son activité historique de parc d'attraction", précise la direction dans un communiqué publié sur le site. 



"Nous y réfléchissons depuis des années. Je dirais même que la décision a été prise depuis trois ans", a affirmé lundi au Parisien le directeur général du parc, Nicolas Kremer, alors que depuis des années des associations et des ONG réclament la fin de la captivité et de l'élevage pour les animaux sauvages, dans les parcs d'attractions comme dans les cirques. 

En 2017, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal avait pris un arrêté pour interdire la reproduction des dauphins en captivité, ce qui devait signer à moyen terme la fin des delphinariums. Une décision cassée par le Conseil d'Etat mais reprise par l'actuelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Mardi débutera en effet à l'Assemblée nationale l'examen en première lecture de la proposition de loi de lutte contre la maltraitance animale qui prévoit notamment que la détention et la reproduction des cétacés en captivité soit interdite, tout comme leur participation à des spectacles. En France, trois établissements en possèdent : Parc Astérix, Planète Sauvage, Marineland.

Les dauphins toujours en captivité

Cela ne signifie pas pour autant la fin de la captivité pour les huit dauphins et otaries, qui vont rejoindre d'autres delphinarium d'Europe  "répondant aux meilleurs critères de bien-être animal énoncés par l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et respectant les impératifs de l'Association européenne des mammifères aquatiques (EAAM) quant à la juste mixité génétique", indique le parc détenu par le groupe Compagnie des Alpes. 

Pour Nicolas Kremer, "c'est la solution qui est apparue la meilleure pour leur assurer de bonnes conditions de vie. La réintroduction en milieu naturel est impossible pour ces animaux élevés en captivité. Les sanctuaires marins sont seulement à l'état de projets", affirme-t-il au Parisien

Avec cette décision, M. Kremer assure ne pas vouloir jouer les donneurs d'exemple. "Ce n'est pas une incitation à la fermeture d'autres delphinariums. Nous travaillons en parfaite intelligence avec Planète Sauvage et Marineland. Avoir des animaux, c'est dans leur ADN", explique-t-il, assurant que les animaux y étaient "bien traités". "Chez nous, cela devenait presque incongru", souligne-t-il néanmoins.

Fermé en raison des restrictions liées à l'épidémie de Covid-19, le parc - qui accueille plus de 2 millions de visiteurs à l'année - a programmé sa réouverture pour le 3 avril.
 

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