Béziers : trois mois de prison ferme pour avoir violé le couvre-feu

Béziers : trois mois de prison ferme pour avoir violé le couvre-feu©BERTRAND GUAY

, publié le vendredi 12 mars 2021 à 16h30

Un homme de 25 ans a écopé de trois mois de prison ferme en raison de violations répétées du couvre-feu. 

Ses envies de liberté l'ont mené tout droit à la prison, au sortir du tribunal. Un jeune homme interpellé à quatre reprises en moins d'un mois pour violation du couvre-feu a été condamné à trois mois de prison ferme, a-t-on appris jeudi 11 mars auprès du procureur de Béziers (Hérault), Raphaël Balland.


L'homme de 25 ans, qui se trouvait en voiture à Adge (Hérault) après l'heure du couvre-feu imposé en France depuis plusieurs mois en raison de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, a été interpellé par la police et placé en garde à vue mardi, selon un communiqué du procureur de Béziers.

"Il avait donné aux policiers des explications fantaisistes alors même qu'il avait déjà été verbalisé à trois reprises courant février et mars 2021 pour avoir violé le couvre-feu", ajoute le parquet. Le jeune homme, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits d'une autre nature, a été jugé en comparution immédiate mercredi et condamné à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

"Fermeté" du parquet

Dans son communiqué, le parquet assure qu'il "continuera à faire preuve de fermeté à l'encontre des personnes ayant décidé de violer délibérément et de manière réitérée les règles sanitaires ayant pour objet de lutter contre la pandémie". Le délit de réitération à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours de la violation d'une interdiction ou d'une obligation imposée dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire fait encourir la peine maximale de 6 mois d'emprisonnement, 3.750 euros d'amende et trois ans de suspension du permis de conduire.

Instauré au début de la pandémie en mars 2020, l'état d'urgence sanitaire a été prolongé jusqu'au 1er juin lors d'un ultime vote à l'Assemblée nationale en février, malgré une opposition de presque tous les députés hors majorité, dénonçant notamment une "dérive autoritaire".
 

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