Bernard Cazeneuve : "Rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle

Bernard Cazeneuve : "Rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle
Bernard Cazeneuve quittant le palais de l'Élysée le 12 avril 2017

Orange avec AFP, publié le vendredi 21 avril 2017 à 12h05

Bernard Cazeneuve en appelle à "l'unité" du pays. S'exprimant sur le perron de l'Élysée après la tenue d'un Conseil de défense, vendredi matin, le Premier ministre s'est montré à la fois grave et déterminé face à la menace terroriste.



"Rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays" qu'est l'élection présidentielle, a déclaré solennellement le chef du gouvernement, au lendemain de l'attaque en plein cœur de Paris qui a coûté la vie à un policier. En tout début de matinée vendredi 21 avril, s'est tenue une réunion sur la thématique de la sécurité. Outre le président de la République et le Premier ministre, étaient présents des représentants du gouvernement et de l'armée : les ministres de l'Intérieur, de la Justice, de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que les patrons des services de sécurité, de renseignement et de l'armée. Au total, une quinzaine de personnes a pris part à ce conseil extraordinaire qui a duré près de trois quarts d'heure.





"À la veille d'un rendez-vous majeur, j'en appelle bien entendu à l'esprit de responsabilité et à la dignité de chacun", a lancé Bernard Cazeneuve à l'adresse des candidats à la présidentielle. "Il nous appartient de ne pas céder à la peur, à l'intimidation, à la manipulation qui feraient le jeu des ennemis de la République". "Il nous appartient aussi de ne jamais céder à la division, et encore moins à l'outrance ; c'est l'obscurantisme et l'intolérance qui doivent être combattus, et c'est bien l'unité qui plus que jamais doit prévaloir", a-t-il enchaîné.

Durant les prochains jours, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront déployés pour sécuriser les bureaux de vote de l'Hexagone. À ceux-ci s'ajouteront les 7.000 militaires de l'opération Sentinelle, des unités spécialisées d'intervention "placées en état d'alerte" et les services de renseignement, a détaillé le chef du gouvernement.

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