Batho (PS): Arend (LREM) doit se mettre "en retrait de toute fonction" à l'Assemblée

Batho (PS): Arend (LREM) doit se mettre "en retrait de toute fonction" à l'Assemblée

La députée PS Delphine Batho lors d'une conférence de presse à Paris le 22 juin 2017

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AFP, publié le lundi 23 octobre 2017 à 15h46

La députée PS Delphine Batho a demandé lundi que Christophe Arend (LREM) "se mette en retrait de toute fonction" à l'Assemblée "le temps que la justice se prononce" sur les accusations de harcèlement et agression sexuels portées contre lui par une ex-assistante parlementaire.

Cette ancienne ministre a aussi annoncé qu'elle suspendait sa participation au groupe d'amitié France-Allemagne présidé par M. Arend, dans un message adressé à la fonctionnaire de l'Assemblée ayant envoyé une convocation à la réunion de ce groupe, dont l'AFP a eu copie.

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend est visé par une plainte de son ex-assistante parlementaire pour harcèlement sexuel et agression sexuelle, selon franceinfo, qui a recueilli le témoignage de la jeune femme.

M. Arend "conteste les faits" et il a "pour sa part déposé plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi dans un communiqué.

"Veuillez prendre note de la suspension provisoire de ma participation au groupe d'amitié France - Allemagne en raison de la nécessité à mes yeux d'en changer le président, Monsieur Arend étant visé par la plainte et le témoignage accablant de son ancienne collaboratrice parlementaire pour agression sexuelle", a écrit Mme Batho.

"Cette situation nécessite qu'il se mette en retrait de toute fonction à l'Assemblée nationale le temps que la justice se prononce", estime-t-elle. "Dans l'attente, pour ma part, je ne me vois pas siéger sous sa présidence dans une quelconque instance de l'Assemblée", a ajouté la députée des Deux-Sèvres, vice-présidente du groupe Nouvelle Gauche.

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), a également été informé de la suspension de sa participation à "toute réunion de toute instance qui serait présidée par Christophe Arend", a précisé Mme Batho à l'AFP. 

 
42 commentaires - Batho (PS): Arend (LREM) doit se mettre "en retrait de toute fonction" à l'Assemblée
  • Ce serait contraire à la présomption d'innocence d'une part... et d'autre part, voilà un moyen facile d'éliminer un adversaire politique sachant que la justice est particulièrement lente dans notre pays

  • C'est bon ! encore une des " boite de Pandore " est ouverte . Sans nier la véracité de comportements plus que déplacés de certains , d'abus de position , de " chantage " , de provocation pour d'autres ; mais là aussi la porte est ouverte à tout et n'importe quoi , car je pense que l'on se rapproche plus de la " fosse à purin " que de la boite de Pandore . Déjà dans les collèges que l'on fasse la différence entre une tenue et un maquillage discret et une apparence de "starlette" en recherche de regards , qui amènent de la part de certains énergumènes plus " kékés " en groupe que seul , des attitudes et réflexions plus que déplacées .

  • c'est bien que les femmes parlent enfin ! mais ce problème est vieux comme le monde..depuis que les hommes sont au pouvoir ! c'est dire...leur position, leur argent, leur pouvoir leur donne des droits de cuissage comme au bon vieux temps !

  • Cela devient complètement fou toutes ces histoires de harcèlement bien sûr que cela existe mais aujourd'hui hui c est la porte ouverte à tous les excès pauvre société

    les excès ce sont les comportements d'hommes qui ne savent pas se contrôler et considèrent les femmes pour des objets sexuels ! Vous vous méprenez sur les réactions de ces femmes qui ne demandent qu'a ce que les relations hommes femmes deviennent pacifiques et respectueuses désormais en dénonçant des comportements qui s'étaient banalisés (le silence n'avait que trop duré ) .

    La chasse au sorciers est ouverte. Maintenant il suffit d'une plainte ou d'une déclaration revancharde d'une femme pour condamner sans juger. madame Batho devrait savoir ce qu'est un Etat de droit . ce n'est pas un Etat ou le lynchage médiatique est autorisé . Au nom de femmes maltraitées et combien je condamne ces maltraitances on va droit vers la délation comme méthode de justice. ON est revenu au temps de Vichy, toutes proportions gardées, mais avec les mêmes principes de délation condamnation. Attention au boomerang qui risque de priver les vraies victimes de recours ultérieurs.

  • Ces histoires de harcèlement deviennent risibles, ce ne sont que des règlements de comptes et les femmes n'en sortiront pas grandi.

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