"Bamboula, c'est à peu près convenable", Bruno Le Roux condamne

"Bamboula, c'est à peu près convenable", Bruno Le Roux condamne
Bruno Le Roux lors d'une session au Parlement des questions au gouvernement, le 7 février 2017.

Orange avec AFP, publié le vendredi 10 février 2017 à 09h17

RECADRAGE - La phrase n'est pas passée inaperçue. Invité de l'émission "C dans l'air" diffusée ce jeudi 9 février sur France 5, un responsable syndical policier s'est exprimé sur les relations tendues entre les forces de police et certains jeunes de banlieue, alors que l'arrestation violente du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois et les accusations de viol qui pèsent sur un policier continuent de causer de fortes tensions.

Des propos que Bruno Le Roux, le ministre de l'Intérieur a fermement condamné vendredi 10 février sur Europe 1.

"En toutes circonstances, l'exemplarité, l'éthique, le respect des personnes et celui des valeurs de la République, doivent guider l'action et le comportement des forces de l'ordre", avait-il déjà écrit jeudi dans un communiqué jeudi. Ce vendredi matin, le ministre de l'Intérieur a confirmé ses déclarations et sa position". "Le lien de confiance entre les Français et les policiers et les gendarmes chargés de les protéger doit reposer sur une exigence absolue de respect mutuel". Il "appelle chacun, dans le contexte actuel, à faire preuve de sang-froid et de maîtrise dans son expression et son comportement".




Jeudi, la journaliste de l'émission d'actualité avait ainsi interrogé le chargé de communication du syndicat Unité SGP Police, Luc Poignant, sur des propos de témoins, qui expliquaient se faire malmener par des policiers, relatant des échanges loin d'être apaisés. "J'ai la même version", "Je veux rester poli, mais j'ai la même", a t-il d'abord confirmé avant de poursuivre : "Bamboula, d'accord, ça doit pas pas se dire etc... Ça reste encore à peu près convenable".

"Non", lui répond alors fermement Caroline Roux. "En**lé de flic, c'est pas convenable non", lui rétorque t-il. "C'est la conversation qu'il y a entre les deux, c'est ça le problème!" se justifie t-il ensuite.

Depuis, le syndicaliste, désavoué par sa propre organisation syndicale et violemment montré du doigt sur les réseaux sociaux, a présenté "ses excuses les plus plates" sur franceinfo. "Le mot 'convenable' a été mal choisi de ma part, il ne correspond ni à ce que je suis, ni à l'esprit de mon propos", a-t-il expliqué.

Depuis samedi, la ville d'Aulnay-sous-Bois est en proie à des violences qui ont gagné d'autre villes de Seine-Saint-Denis. Le point d'orgue des affrontements a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, où des policiers ont effectué des tirs de sommation à balles réelles dans la cité des 3.000, où le jeune homme avait été interpellé. La tension a aussi gagné plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Nantes et Bordeaux, où la police a procédé à des interpellations lors de manifestations.

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