Baccalauréat : des dizaines de lycées bloqués dans toute la France pour réclamer l'annulation des épreuves

Baccalauréat : des dizaines de lycées bloqués dans toute la France pour réclamer l'annulation des épreuves
(Photo d'illustration)

publié le lundi 03 mai 2021 à 14h01

En raison d'une année "très compliquée", marquée par la crise sanitaire, les conditions ne sont pas réunies pour passer les épreuves dans de bonnes conditions, estime l'Union nationale des lycéens, qui a appelé au blocage des lycées.

Après quatre semaines, dont deux semaines de vacances, loin de leurs établissements, les lycéens reprennent lundi 3 mai le chemin des cours en présentiel et demi-jauge. Mais certains n'ont pas pu pénétrer dans leurs lycées, bloqués à l'appel de l'Union nationale des lycéens (UNL) et du Mouvement national lycéen (MNL), qui réclament que le bac soit entièrement validé via le contrôle continu, contrairement à ce que prévoit le gouvernement qui maintient l'épreuve de philosophie et le grand oral. 
En raison d'une année "très compliquée", marquée par la crise sanitaire, les conditions ne sont pas réunies pour passer les épreuves dans de bonnes conditions, estime l'UNL.


Le MNL revendique lundi cent blocus un peu partout en France à Paris, Caen (Calvados), Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Annecy (Haute-Savoie), Cahors (Lot), Châteauroux (Indre), Cherbourg (Cotentin), Avranches (Manche), ou encore Échirolles (Isère).

Le ministère de l'Education nationale, qui précise ne pas avoir de remontées exhaustives, qualifie ces blocages de "mineurs".

"Aujourd'hui, personne n'est prêt", déplore lundi sur franceinfo Mathieu Devlaminck, élève de terminale et président de l'Union nationale des lycéens, expliquant que "certains lycéens et lycéennes n'ont pas eu de cours de philosophie depuis octobre parce que leur professeur n'était pas remplacé" et qu'"ils vont pourtant devoir passer cette épreuve en juin". 

"Nous ne sommes surtout pas prêts pour ce nouveau bac qui a été mis en place à marche forcée, avec un grand oral dont personne ne connaît réellement la substance. Personne ne sait précisément sur quoi nous serons évalués et nous avons peur des discriminations qui sont inhérentes à cette épreuve orale de culture générale", insiste-t-il. 

"Blanquer et Vidal peuvent encore trancher"

Dans ce contexte, "nous demandons un contrôle continu pour tous, pour les élèves en filière générale tout comme pour ceux en BTS, au Cned ou dans des lycées privés hors contrat qui sont nombreux à devoir passer l'intégralité de leurs épreuves. Certes, le Conseil d'Etat a tranché : pour lui la tenue des épreuves de BTS en présentiel n'est pas un danger pour les élèves, mais nous pensons que Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal peuvent encore trancher", espère-t-il.

Jeudi, dans un entretien accordé à la presse régionale, le chef de l'Etat Emmanuel Macron a évoqué le baccalauréat en répétant que les deux épreuves qui ont des examens terminaux, la philosophie et le grand oral, seraient "maintenues". Les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur ont détaillé dans la foulée les modalités de la session de rattrapage exceptionnelle prévue cette année pour les 180.000 candidats en BTS qui ne pourront pas valider leur diplôme.

La session sera composée de deux épreuves orales: une interrogation portant sur les disciplines générales et une autre sur le domaine professionnel. "Pour chaque interrogation, une note sera attribuée qui pourra, lorsqu'elle en améliorera la valeur, remplacer la moyenne initiale" du candidat, est-il précisé.

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