Bac : Jean-Michel Blanquer refuse de supprimer les épreuves en présentiel

Bac : Jean-Michel Blanquer refuse de supprimer les épreuves en présentiel
Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, le 22 avril 2021.

publié le mardi 04 mai 2021 à 12h04

S'il se dit prêt à des "aménagements" sur le grand oral, le ministre de l'Education nationale tient "à ce qu'on ne passe pas au contrôle continu intégral", comme le réclament des syndicats.  

Face à la situation sanitaire liée au Covid-19 encore très tendue, les élèves de Terminale  qui doivent passer le bac général et technologique cette année ne passeront cette année qu'une épreuve écrite de philosophie et le "grand oral", grande nouveauté de ce bac 2021.

Les autres matières, comptant pour 82% de la note finale, doivent elles être évaluées en contrôle continu. Mais depuis plusieurs semaines, de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer l'annulation de ces deux épreuves. Ce à quoi s'oppose le ministre de l'Education nationale. 



L'Union nationale des lycéens (UNL) et le Mouvement national lycéen (MNL) ont appelé à des blocus dans les lycées depuis lundi 3 mai pour demander un bac entièrement validé via le contrôle continu. De son côté, la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a appelé à un rassemblement mercredi devant l'Assemblée nationale pour "soutenir" la "jeunesse" et a réclamé une évaluation en contrôle continu uniquement. Les syndicats d'enseignants ont également fait part de leur inquiétude ces dernières semaines quant au maintien de ces épreuves.

"Je reste ouvert sur les aménagements possibles mais je tiens quand même à ce qu'on ne passe pas au contrôle continu intégral", a déclaré lundi soir sur Europe 1 Jean-Michel Blanquer. "Déjà, on a passé des matières d'examen terminal en contrôle continu", a-t-il rappelé, citant l'exemple des "enseignements de spécialité", qui auraient dû faire l'objet d'épreuves sur table "en mars". 

"On va encore évoluer pour que ce soit le plus favorable possible pour les élèves", a-t-il assuré, évoquant la possibilité que les professeurs "donnent un message à l'élève pour l'oral, pour signaler les parties du programme qui n'ont pas été vues" en raison des cours supprimés pendant la crise sanitaire. D'autres aménagements devraient être décidés "pour ne pas piéger les élèves", a insisté le ministre. 

"Je vais recevoir les organisations lycéennes et les organisations syndicales toutes cette semaine", a-t-il indiqué. 

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