"Avenir lycéen" : pour Jean-Michel Blanquer, une "affaire à partir de rien"

"Avenir lycéen" : pour Jean-Michel Blanquer, une "affaire à partir de rien"
Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale, le 17 novembre 2020.

, publié le dimanche 22 novembre 2020 à 22h00

Accusé par Mediapart et Libération d'avoir téléguidé le syndicat "Avenir lycéen", Jean-Michel Blanquer a contre-attaqué, visant une instrumentalisation par La France insoumise. 

Accusé par Mediapart et Libération, qui ont enquêté sur le syndicat "Avenir lycéen", Jean-Michel Blanquer contre-attaque. Les deux médias le soupçonnent en effet d'avoir téléguidé le syndicat.

Ils "essaient de faire une affaire à partir de rien", a assuré dimanche 22 novembre le ministre de l'Éducation nationale. 


"Si quelqu'un regarde de près ce qui est dit dans ces articles, (...) on voit bien que Libération et Mediapart essaient de faire une affaire à partir de rien", a affirmé le ministre sur RTL.  Interrogé pour savoir si lui ou le ministère avaient instrumentalisé ce syndicat, il a répondu fermement: "Bien sûr que non". 

Samedi, Libération a publié un long article affirmant que ce syndicat lycéen créé en 2018, qui s'est distingué par sa défense des réformes gouvernementales, avait "germé" au ministère avec l'idée de "servir la communication" de Jean-Michel Blanquer.  Mediapart a, lui, révélé début novembre qu'"Avenir lycéen" avait reçu 65.000 euros de subventions en 2019 qu'il avait dilapidés en frais de bouche et hôtels de luxe.

Ces accusations ont provoqué un tollé syndical et conduit LFI à réclamer une commission d'enquête parlementaire. "Pourquoi pas une commission d'enquête? ça peut être intéressant. J'aime bien quand il y a des enquêtes, c'est très important pour la démocratie", a répondu Jean-Michel Blanquer sur RTL, tout en accusant LFI d'être un "pompier pyromane". 

Selon lui, ce parti "cherche depuis des années à avoir une influence sur le milieu lycéen et estudiantin". "Les liens sont énormes entre LFI et une série d'organisations. C'est eux qui font ça, ce n'est pas moi", a-t-il affirmé.

Des dépenses "inopinées"

Le ministre a également minimisé les éventuelles dérives financières chez "Avenir lycéen". "Vous avez juste des lycéens qui ont peut-être dépensé de manière inopinée l'argent qu'ils avaient. J'ai tout de suite demandé une enquête là-dessus. Ce n'est pas davantage que cela", a affirmé le ministre. 

Après l'article de Libération, les syndicats lycéens ont dénoncé samedi une "propagande d'Etat" et une tentative du ministère de l'Education "d'étouffer" la contestation des jeunes.
 

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