Avant Macron, plusieurs chefs d'Etat français au chevet du Liban

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François Mitterrand (c) avec son ministre de la Défense Charles Hernu sur le site de l'attentat contre le Drakkar à Beyrouth, le 24 octobre 1983
François Mitterrand (c) avec son ministre de la Défense Charles Hernu sur le site de l'attentat contre le Drakkar à Beyrouth, le 24 octobre 1983
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© AFP

, publié le jeudi 06 août 2020 à 09h54

Avant Emmanuel Macron qui sera le premier chef d'Etat étranger à se rendre à Beyrouth jeudi, deux jours après les violentes explosions qui ont ravagé la capitale, plusieurs présidents français se sont rendus au chevet du Liban après des attentats ou des crises meurtrières.

Ancienne puissance mandataire (1920-1943), la France est une alliée traditionnelle du Liban.

- Mitterrand après le "Drakkar" -

Le 23 octobre 1983, François Mitterrand se rend dans la capitale libanaise dans les heures qui suivent l'attentat suicide contre le "Drakkar", le quartier général du contingent français de la Force multinationale, dans lequel 58 parachutistes français ont été tués.

Le but de cette visite-éclair: rendre hommage aux victimes et exprimer sa solidarité aux soldats de la force multinationale.

"Au Liban, la France reste et restera fidèle à son histoire et à ses engagements", déclare François Mitterrand au terme de sa visite, la première d'un chef d'Etat français depuis l'indépendance du Liban en 1943.

- Hommage de Chirac à Hariri -

Le 16 février 2005, Jacques Chirac effectue une visite privée de près de huit heures au Liban pour présenter ses condoléances à la famille de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, assassiné deux jours plus tôt dans un attentat à l'explosif dans la capitale.

Ami personnel de Rafic Hariri, Jacques Chirac exige que "toute la lumière soit faite" sur cet acte "abominable et inqualifiable".

Il se recueille, en compagnie de son épouse, sur la tombe de Rafic Hariri.

- Sarkozy et la crise politique -

Le 7 juin 2008, Nicolas Sarkozy effectue une brève visite à Beyrouth, où il appelle les Libanais à la réconciliation et au dialogue après une crise politique entre la majorité antisyrienne soutenue par les pays occidentaux et l'opposition menée par le Hezbollah, qui avait dégénéré en mai en violences meurtrières.

Outre un tête-à-tête avec le président Michel Sleimane, Nicolas Sarkozy rencontre également des dirigeants de 14 partis libanais, y compris le Hezbollah.

- Hollande auprès des réfugiés syriens -

Les 16 et 17 avril 2016, François Hollande effectue une "visite de travail" au Liban, où il salue "la solidarité exceptionnelle" des Libanais envers les réfugiés syriens qui ont fui le conflit sanglant dans leur pays depuis 2011.

Il visite un camp de réfugiés syriens et promet le versement de "100 millions d'euros dans les trois prochaines années" pour aider le Liban à faire face à l'afflux de réfugiés.

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