Autotests : vers un nouveau rétropédalage du gouvernement ?

Autotests : vers un nouveau rétropédalage du gouvernement ?©Panoramic

, publié le vendredi 02 avril 2021 à 13h34

Approuvés par la Haute Autorité de Santé (HAS) mi-mars, les autotests de dépistage pourraient finalement ne pas voir le jour en grande surface. Selon Le Figaro, le gouvernement a été obligé de reculer sous la pression des représentants des pharmaciens et des biologistes.

Nouveau couac, excès de prudence ou raisonnement éclairé du gouvernement ? Après les masques, les vaccins ou les attestations, voilà un énième débat qui devrait, au moins un temps, embêter l'exécutif.

Le 16 mars dernier, la Haute Autorité de Santé (HAS) validait la vente des autotests de dépistage du Covid-19 en grande surface, tandis que le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, confirmait leur commercialisation proche. Des groupes comme Carrefour en avaient même commandé des centaines de milliers pour la vente. Mais le gouvernement aurait été obligé de faire machine arrière, sous la pression des lobbys de pharmaciens et de biologistes, rapporte Le Figaro, vendredi 2 avril.



Une utilisation pas si simple que prévu ?

Plusieurs pays européens ont déjà recours à ces autotests : Angleterre, Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Portugal. Ils sont commercialisés dans les supermarchés pour un prix unitaire inférieur à cinq euros, précise le média. Beaucoup en France ont réclamé leur utilisation pour pouvoir amorcer une politique de dépistage massive, dans le cadre de la doctrine "tester, tracer, isoler". Mais la vente en grande surface reste - pour l'instant - bloquée en France, tout comme le décret qui aurait avalisé leur commercialisation. Olivier Véran avait déjà tenté de freiner le phénomène, pointant un maniement "pas si simple". Car une mauvaise utilisation serait plus néfaste qu'utile dans la campagne contre la propagation toujours plus brutale du Covid-19. En outre, rappelle Le Figaro, la fiabilité du suivi et du traçage seraient également en cause, dans le sens où le contrôle et la signalisation auprès de l'Assurance maladie ne seraient pas garantis.

L'Express précise de son côté qu'une "expérimentation aura lieu auprès de publics ciblés", avant une éventuelle généralisation dans "les pharmacies au plus tôt mi-avril". Pour l'Education nationale, certaines campagnes ont déjà eu lieu, et Jean-Michel Blanquer a plusieurs fois évoqué leur utilisation. Enfin, selon franceinfo, ces autotests ressemblent à un coton-tige, mais sont moins longs que les écouvillons plus classiques. Il convient de frotter les parois des narines avec, puis de le tremper dans une solution qui détecte ou non la présence du virus. Ils sont enfoncés de trois à quatre centimètres dans le nez, conclut Le Figaro, avec un résultat en une quinzaine de minutes. Une chose est sûre : ce chapitre est encore loin d'être clos. 
 

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