Autonomie : des députés corses appellent à l'ouverture du débat

Autonomie : des députés corses appellent à l'ouverture du débat
Jean-Felix Acquaviva, député de Haute-Corse, réclame l'ouverture du débat sur l'autonomie corse

publié le dimanche 28 novembre 2021 à 17h15

La situation en Guadeloupe donnerait-elle des idées à la Corse ?

Deux députés de l'île de beauté ont réclamé samedi l'ouverture d'un dialogue autour de l'autonomie, à l'image de ce qui a été proposé en Guadeloupe où le gouvernement s'est dit "prêt" à évoquer la question de davantage d'autonomie.

Jean-Félix Acquaviva, député de Haute-Corse, a lancé dans un communiqué un "appel solennel à un processus similaire en Corse" à celui proposé à la Guadeloupe, secouée depuis 15 jours par une crise sociale sur fond d'opposition au pass sanitaire et à l'obligation vaccinale des soignants.


"Le gouvernement est donc 'prêt' à parler de l'autonomie de la Guadeloupe comme une des solutions structurelles à apporter à cette crise. Il a fallu des violences, des nuits d'émeutes pour arriver à cette évidence. Cela ne manque pas d'interpeller", s'est-il ému, rappelant qu'en Corse "cela fait des années que le suffrage universel est clair et limpide sur ces questions en permettant à une large majorité de Corses de se déterminer de manière réitérée pour une autonomie législative de plein droit et de plein exercice".

"Femu a Corsica appelle une nouvelle fois l'État à aller dans le sens de l'Histoire en installant un processus politique nouveau en corse, tournant le dos aux vieux démons du centralisme exacerbé, voire d'une attitude coloniale", a ajouté celui qui est également secrétaire national du parti du président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni.


De son côté, le député de Corse-du-Sud Paul-André Colombani (autonomiste) s'est demandé sur Twitter: "Qu'en est-il de la Corse où nous ne cessons d'amorcer le dialogue et de faire part de nos revendications de manière démocratique? Où nous travaillons pour faire évoluer notre statut? Où les nationalistes sont majoritaires?", ajoutant: "L'État ne peut plus nous ignorer".


En 2014, au terme de quatre décennies de lutte armée marquées par de nombreux attentats, le Front de Libération de la Corse (FLNC) avait annoncé déposer les armes. Depuis, les nationalistes ont remporté plusieurs scrutins importants et se sont imposés comme le courant politique majoritaire dans l'île, notamment lors des élections territoriales de juin.  

En Guadeloupe, la question de l'autonomie est "hors sujet", a tranché Elie Domota, porte-parole du collectif syndical LKP, sur LCI, soulignant que les manifestants n'ont "jamais été entendus" sur leur revendication de "négociations sur l'obligation vaccinale et sur le pass sanitaire".

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