Automobile : une embellie en juillet qui ne masque pas un semestre compliqué

Automobile : une embellie en juillet qui ne masque pas un semestre compliqué
Le logo Renault de l'usine de Boulogne-Billancourt, le 20 mai 2020.

, publié le samedi 01 août 2020 à 11h15

Le nombre d'immatriculation a grimpé de 4% en juillet, comparé au même mois de l'année dernière. Néanmoins cette légère amélioration du marché ne suffit pas à contrebalancer les pertes des sept premiers mois.


Le secteur de l'automobile peut souffler, mais il est loin d'avoir retrouvé son niveau d'avant la crise.

Les immatriculations de voitures particulières neuves ont progressé de près de 4% en juillet par rapport au même mois en 2019, mais restent en repli de 33% sur les sept premiers mois de l'année, a annoncé samedi 1er août le comité du secteur.


En juillet, "avec 178.981 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 3,92% en données brutes par rapport à juillet 2019", et ce alors même que juillet 2020 comptait un jour ouvré de moins, a fait savoir le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) dans un communiqué.

Ce résultat s'explique entre autres par les bonnes performances du groupe Renault (+33%), dont les marques Renault et Dacia ont bondi de 41% et 15% respectivement. À l'inverse, le groupe PSA a subi un recul de 5%. Si la marque au lion Peugeot s'est adjugée une hausse d'un peu plus de 6%, les labels Citroën, DS et Opel ont baissé de respectivement 20%, 16% et 12%.

Du côté des constructeurs étrangers, l'allemand Volkswagen, de très loin le premier importateur en France, a vu ses immatriculations chuter de 13%, tirées vers le bas par ses marques VW et Audi. Le mois de juillet s'est également révélé compliqué pour les groupes allemands BMW (-3%) et Daimler (-25%). Le groupe FCA (Fiat, Jeep, etc.) a lui vu ses immatriculations diminuer de 15% environ.

Fortunes diverses

Certains ont toutefois su tirer leur épingle du jeu, à l'image des japonais Nissan (+28%) et Toyota (+14%), de l'américain Ford (+5%) ou encore du coréen Hyundai (+26%).

Sur les sept mois allant de janvier à juillet, le marché automobile montre toujours les stigmates du confinement et de la crise économique liée à l'épidémie de Covid-19. Les nouvelles immatriculations ont atteint un total de 894.779 véhicules, soit grosso modo 440.000 de moins que sur la même période l'an passé. Cela représente un plongeon de 33%, ressenti de manière généralisée par les groupes français comme étrangers.
 

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