Automobile : un contrôle technique plus strict à partir de mai 2018

Automobile : un contrôle technique plus strict à partir de mai 2018
Un examen renforcé va rentrer en vigueur à partir de mai 2018.

Orange avec AFP, publié le samedi 21 octobre 2017 à 20h40

Le contrôle technique sanctionnera plus sévèrement les "défaillances" techniques des véhicules à partir du 20 mai 2018. La liste des vérifications passe à 606 points (dont 467 entraînant une contre-visite), rapporte le Figaro et Challenges.

Avec la nouvelle réglementation, issue d'une directive européenne adoptée en 2014, le nombre de catégorie de "défaillances" passe de 2 à 3 : 139 "défaillances mineures", 340 "défaillances majeures" et "127 défaillances critiques". On passe ainsi de 196 défaillances entraînant une contre-visite à 467.

JUSQU'AU SOIR POUR EFFECTUER LA OU LES RÉPARATIONS NÉCESSAIRES

Pour les défaillances dites "critiques" - telles qu'une absence de liquide de frein, une usure importante des plaquettes ou encore des feux ne fonctionnant pas -, les usagers se verront apposer une vignette stipulant l'obligation de passer une contre-visite. Celle-ci sera apposée sur le pare-brise. S'il veut continuer d'utiliser son véhicule, l'automobiliste n'aura que jusqu'à la fin du jour ouvré pour effectuer la réparation. Un délai pratiquement intenable. En cas d'utilisation sans réparation, le contrevenant s'expose à une amende de 90 euros (si paiement immédiat, 135 euros sinon).



De quoi laisser craindre un engorgement chez les garagistes. "Nous pensons que près d'un véhicule sur deux pourrait avoir à revenir en contre-visite", explique dans Le Figaro, le président de l'organisme certificateur SGS, Éric Sarfati. La complexité et la durée du nouveau contrôle technique laisse craindre une hausse des coûts (15 à 20% chez SGS).

"Il y aura beaucoup plus de points soumis à contre-visite, on va passer beaucoup plus de temps" sur chaque contrôle, avait expliqué en août à l'AFP Bertrand Billaud, gérant de centres de contrôle et président de la branche contrôle technique de la FNAA. Plusieurs facteurs sont, selon lui, susceptibles de provoquer l'inflation du coût des contrôles : outre la durée plus longue des contrôles, les contrôleurs vont avoir plus de responsabilités et seront davantage qualifiés.

Jusqu'à présent, il était possible d'obtenir l'agrément de contrôleur automobile avec un diplôme de niveau CAP. A partir de la directive européenne, "il faudra obligatoirement un niveau 4 (Bac Pro)", indique-t-il Billaud. Il rappelle que le tarif pour le contrôle d'un véhicule léger est actuellement de 65 euros en moyenne, dans les 6.500 centres que compte la France. Le coût de la contre-visite pourrait, lui, avoisiner les 20 euros selon Le Figaro.

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