Autolib' : Bolloré réclame 235 millions d'euros aux communes franciliennes

Autolib' : Bolloré réclame 235 millions d'euros aux communes franciliennes
Un stationnement réservé aux Autolib', le 10 juillet 2017 à Paris

, publié le jeudi 27 septembre 2018 à 13h40

Le groupe Bolloré demande à ce que les communes qui ont accueilli les voitures Autolib' lui remboursent les coûts liés à l'arrêt du service, ainsi que le déficit cumulé durant toutes les années d'exploitation. Le maire de l'une des villes concernées a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne paierait pas.

La facture est salée.

Mercredi 26 septembre, le groupe Bolloré a adressé une note de 235 millions d'euros au Syndicat Autolib' Vélib' Métropole, qui réunit 103 communes dont Paris. L'entreprise réclame cette somme en compensation de la fin des Autolib', mais aussi pour combler le trou financier creusé durant les 7 ans d'exploitation. Le service, lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë n'a en effet jamais été rentable, malgré 150.000 abonnés. Le 1er août dernier, les voitures électriques grises avaient totalement cessé de circuler.



En réponse, les communes prévoient de "contester point par point cette facture", "dont le mode de calcul n'est pas précisé ni assorti des justificatifs appropriés", a fait savoir le syndicat mixte. "On ne paiera pas" la facture, a prévenu le maire LR de Saint-Maur-des-Fossés, Sylvain Berrios. "C'est une immense arnaque. Je vous rappelle que le maire de Paris avait dit à l'époque que ça ne coûterait pas un centime", a-t-il dénoncé sur le plateau de BFM Paris. "Sur ce dossier, il y a eu un défaut de communication et d'information, et un mensonge public que de dire que ça coûterait zéro euro", a insisté l'élu.



Durant l'été, le groupe Bolloré avait déjà annoncé qu'il exigerait des communes qu'elles mettent la main au portefeuille. Fin juillet, la directrice de la mobilité du groupe, Marie Bolloré, avait avancé le chiffre de 250 millions d'euros.

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