Augmentations, 13e mois : quelles pistes pour relancer l'hôtellerie et la restauration ?

Augmentations, 13e mois : quelles pistes pour relancer l'hôtellerie et la restauration ?
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publié le mardi 05 octobre 2021 à 11h27

Le secteur peine à se relancer après la crise sanitaire, qui a mis à mal les effectifs. A l'heure où le robinet d'argent public se tarit, l'heure est à la relance et aux propositions.

Sous perfusion pendant des mois, l'univers de l'hôtellerie et de la restauration est confronté à une reprise d'activité laborieuse, à l'heure où le robinet d'argent public du "quoi qu'il en coûte" se tarit progressivement.

Face à ces difficultés, l'Union des métiers et des industrie de l'hôtellerie (Umih) a dévoilé ses propositions pour remédier au manque d'attractivité du secteur, accusé par l'exécutif de pratiquer des salaires trop bras.


"L'Etat n'a pas à s'immiscer dans les discussions sociales d'une branche professionnelle ou à nous pointer du doigt (...) en nous présentant presque comme des 'salauds de patrons'. Nous n'avons pas de leçon à recevoir de l'Etat employeur", réagit Thierry Grégoire, responsable du social au sein de l'Umih, dans les colonnes du Parisien.

Augmentations et 13e mois, status quo sur le travail le dimanche

Quant à la question du problème d'attractivité : "On a ce qu'on mérite. Si nous n'arrivons pas à recruter, c'est parce que nous avons une grille salariale obsolète. Nous pâtissons aussi du comportement d'une minorité de professionnels indélicats", estime t-il. Le syndicat propose ainsi "d'augmenter les salaires entre 6% et 8,5%, voire peut-être 9%". "Si on veut mettre fin à la pénurie, il faut rémunérer les salariés à la hauteur du travail qui est fourni", lance t-il, pour justifier cette proposition d'accord qui serait selon lui "historique". Le syndicat ouvre aussi la porte à des discussions sur un "treizième mois et, dans un second temps, de négocier à la mise en place d'un intéressement ou d'une participation".

Au sujet du travail dominical, pas question en revanche d'envisager de payer plus le dimanche. "Travailler quand nos clients sont en vacances ou en repos est inhérent à notre secteur d'activité. En revanche, nous ne sommes pas opposés, par exemple, à accorder un week-end off toutes les trois ou quatre semaines".

Fin septembre, Emmanuel Macron a annoncé que "les pourboires payés par carte bleue seraient sans charge pour les employeurs et sans impôts pour les salariés" avec une mise en œuvre "dans les prochains mois".

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