Aubenas : la préfète de l'Ardèche bloquée par des manifestants, un pneu de son véhicule crevé

Aubenas : la préfète de l'Ardèche bloquée par des manifestants, un pneu de son véhicule crevé
Des "gilets jaunes" mardi 5 février à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 06 février 2019 à 08h20

Les manifestants auraient reconnu la voiture de la représentante de l'État avant de se regrouper autour du véhicule.  Les pneus de deux véhicules préfectoraux ont été crevés. 

La préfète de l'Ardèche Françoise Souliman effectuait un déplacement mardi 5 février dans l'après-midi à Aubenas. Elle s'est trouvée bloquée au milieu de manifestants qui ont crevé un pneu de sa voiture, selon des sources concordantes.

"J'allais avec des collaborateurs visiter une entreprise, on est tombé sur une manifestation. On attendait qu'elle passe, comme tout le monde, mais des 'gilets jaunes' ont reconnu la voiture et tout le monde s'est attroupé autour de nous", a raconté à l'AFP Françoise Souliman, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné libéré.



Les syndicats dénoncent une provocation

La représentante de l'État est alors sortie de son véhicule pour essayer de parlementer avec des manifestants, sans succès. "Je n'ai absolument pas été bousculée physiquement, on a juste eu un pneu crevé", a-t-elle précisé. Les pneus d'un second véhicule préfectoral ont aussi été crevés. La préfète s'est ensuite rendue, sous escorte policière, dans un garage voisin d'où son véhicule a pu repartir.

Quelque 700 personnes, dont des "gilets jaunes", ont participé à la manifestation d'Aubenas à l'appel de la CGT. Selon Michel Sabatier, responsable local du syndicat qui se trouvait sur les lieux, l'altercation est intervenue à un rond-point, quand les deux voitures de la préfecture se sont engagées sur une voie bloquée par des "gilets jaunes". "Ils ont demandé à passer, ça a provoqué un attroupement, la préfète aurait pu reculer, elle n'a pas voulu, ça tenait de la provocation face à une manifestation qui se déroulait tranquillement jusque-là", juge le syndicaliste.

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