Au procès du 13-novembre, Abdeslam et d'autres accusés refusent de comparaître

Au procès du 13-novembre, Abdeslam et d'autres accusés refusent de comparaître
Salah Abdeslam est le seul membre encore en vie des commandos du 13-novembre

publié le vendredi 26 novembre 2021 à 20h00

Salah Abdeslam et plusieurs autres accusés ont refusé pour le deuxième jour de suite de comparaître.

Ce vendredi, pour la première fois depuis le début du procès des attentats du 13 novembre, les bancs du box des accusés sont en partie désertés

Cinq des accusés, dont Salah Abdeslam, qui ont refusé de comparaître, snobant le témoignage d'un policier belge.

Quatre d'entre eux, à savoir Salah Abdeslam, Mohamed Abrini, Sofien Ayari et Osama Krayem, avaient déjà refusé de prendre place dans le box la veille pour contester l'absence physique à la barre et l'anonymisation d'enquêteurs belges appelés à témoigner. Ils ont été rejoints vendredi dans leur mouvement de protestation par un cinquième accusé, Mohamed Bakkali. 


Témoins anonymes
Le premier des trois enquêteurs belges à intervenir vendredi doit évoquer le séjour en Syrie du frère de Salah Abdeslam, Brahim, décédé au Comptoir Voltaire dans le 11e arrondissement de Paris après y avoir déclenché sa ceinture explosive le 13 novembre 2015, et son parcours jusqu'à fin août 2015.

Les enquêteurs belges ont obtenu de pouvoir témoigner en visioconférence depuis Bruxelles de façon anonyme après une requête en ce sens des autorités judiciaires belges.

Dans un courrier daté du 15 novembre et consulté par l'AFP, le procureur fédéral de Belgique Frédéric Van Leeuw estimait que l'absence d'anonymisation des enquêteurs belges présentait "un réel problème juridique". Il ajoutait qu'en vertu de la législation de son pays, il pouvait refuser de faire droit à la demande d'audition des enquêteurs cités comme témoins ou n'y faire droit "qu'à condition que l'identité des policiers antiterroristes belges ne soit pas publiquement révélée".

                

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