Au 1er janvier 2022, la France comptera officiellement 66 988 000 habitants

Au 1er janvier 2022, la France comptera officiellement 66 988 000 habitants
Une rue de Bordeaux le le 19 mai 2019.

publié le jeudi 30 décembre 2021 à 12h08

La croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d'un solde naturel - le nombre de morts soustrait au nombre de naissances - qui continue de baisser, selon des chiffres de l'Insee publiés mercredi 29 décembre. 66 988 000 habitants constituera dès le 1er janvier 2022 la population légale en France. 




• Population nationale 

Au 1er janvier 2019, la France comptait 66 988 000 d'habitants. En moyenne, depuis 2013, la population a augmenté de 0,4 % par an soit 237.000 habitants supplémentaires chaque année.

Entre 2008 et 2013, la croissance annuelle de la population s'établissait à 0,5 %. "C'est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé", observe l'institut de la statistique. Le solde migratoire contribue à la croissance annuelle à hauteur 0,1 %. Le solde naturel a perdu 0,1 point pour s'établir à 0,3 % par an entre 2013 et 2019.

• La région Paca et la Guyane, deux exceptions démographiques 

D'une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, "aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C'est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var", a détaillé auprès de l'AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l'Insee. La région recense 5 081 101 habitants et affiche une hausse de 0,4 %, au même niveau que la moyenne national. Quant à la Guyane, la population s'est accrue de 2,4 %, soit 6 260 habitants de plus chaque année. 

• La Seine-Saint-Denis et la Loire-Atlantique, départements les plus dynamiques
 
Certains territoires sont très dynamiques, notamment la Seine-Saint-Denis qui affiche une hausse de 1 % par an et la façade Atlantique emmenée par la Loire-Atlantique et sa croissance de 1,2 % par an. Des exceptions, alors que 20 départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre 11 lors de la précédente période. "Ils sont principalement situés dans la diagonale du vide, et Paris", note Valérie Roux.




"Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu'au solde migratoire : c'est l'effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d'enfant par femme", ajoute-t-elle.

• Les grandes villes toujours attractives 
 
Les territoires les plus dynamiques en terme de croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes -  Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux. "La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an)", précise l'Insee dans son étude. Valérie Roux relève que "les métropoles de province sont très dynamiques, notamment Bordeaux avec une très forte croissance annuelle de 1,4 %".

• Les départs de Paris se confirment 

Paris, elle, voit sa population diminuer chaque année de 0,5 % en moyenne malgré un fort dynamisme natal qui persiste (+0,7 % de solde naturel). Cette chute est due aux départs de la ville, qui lui font perdre chaque année un peu plus d'1% de population. Néanmoins, "6 ménages sur 10 quittant Paris restent en Île-de-France", note Valérie Roux. 

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