Attentats du 13 novembre : un deuxième kamikaze identifié

Attentats du 13 novembre : un deuxième kamikaze identifié
Les agents de la DGSE pensent avoir identifié l'un des kamikazes du Stade de France, révèle Le Parisien le 18 janvier 2017. (Photo d'archives)

Orange avec AFP, publié le mercredi 18 janvier 2017 à 09h40

Les agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) pensent avoir identifié l'un des terroristes qui s'est fait exploser le 13 novembre 2015 aux abords du Stade de France. Il s'agirait d'un Irakien d'une vingtaine d'années, en provenance de Mossoul, révèle le Parisien mercredi 18 janvier.



Le soir du 15 novembre 2015, vers 21h20, ils ont donné le coup d'envoi de l'attaque terroriste la plus vaste et la plus meurtrière de la France contemporaine.

Trois hommes, dont un Français, se font exploser dans les rues qui entourent le Stade de France, où se déroule une match amical auquel assiste François Hollande. Aujourd'hui, les enquêteurs pensent y voir un peu plus clair concernant l'identité d'un deuxième kamikaze. Pendant longtemps, il n'a eu qu'un identité provisoire, celle d'un passeport syrien retrouvé déchiqueté sur le lieu de l'explosion. La piste remontait jusqu'à l'île grecque de Leros, où le terroriste était arrivé le 3 octobre 2015, parmi des migrants.

5.000 DOLLARS ET DES MOUTONS

Selon des documents de la DGSE datés de janvier et février 2016, mais déclassifiés récemment et versés au dossier d'instruction, le terroriste est un Irakien âgé d'une vingtaine d'années nommé Ammar Ramadan Mansour Mohamad al Sabaawi. D'origine rurale, il avait emménagé dans la ville de Mossoul, en Irak, passée sous la domination de l'Etat islamique en 2014. Les espions français assurent que sa famille a reçu 5.000 dollars, payés en dinars irakiens, et un troupeau de moutons après l'attentat. Cependant, les cadres du groupe jihadiste n'auraient pas évoqué l'attentat de Paris, mais plutôt une mission suicide à Bagdad.

Les enquêteurs dressent le portrait d'un jeune homme éduqué, qui a mené sa scolarité jusqu'à la fin du lycée. Il avait quatre frères, dont deux auraient rejoint les rangs de l'Etat islamique. La DGSE estime d'ailleurs que l'un d'entre eux a réussi a gagner l'Europe pour y commettre des attentats.

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