Attentats du 13-Novembre : le point sur une semaine de procès

Attentats du 13-Novembre : le point sur une semaine de procès
La cour d'assises spéciale pour le procès des attentats du 13 novembre 2015, à Paris, le 8 septembre.

publié le mercredi 15 septembre 2021 à 15h30

REPÈRES. Ce procès hors normes s'est ouvert le 8 septembre, devant la cour d'assises spéciale du Palais de justice de Paris.

Les premiers témoins se sont exprimés le 13 septembre. Les audiences ont été perturbées à plusieurs reprises par les prises de parole intempestives ou glaçantes du seul survivant des commandos qui avaient fait 130 morts, Salah Abdeslam. 



Mercredi 15 septembre 
Abdeslam assume son rôle dans les attaques
"On a attaqué la France, visé la population, des civils, mais il n'y avait rien de personnel", explique le jeune homme, qui fête ses 32 ans le même jour. Le président de la cour d'assises spéciale, Jean-Louis Périès, avait donné la parole à chacun des 14 accusés présents, afin qu'ils fassent une "déclaration spontanée", "succincte", sur les faits qui leur sont reprochés. Les autres hommes ont minimisé ou réfuté leur rôle. 

Mardi 14 septembre 
L'enquête, côté belge
"On ne s'est pas tourné les pouces" : la juge antiterroriste bruxelloise Isabelle Panou détaille par le menu et défend la "longue enquête" belge. Toute de noir vêtue, fines lunettes et collier Chanel autour du cou, la juge témoigne à visage découvert, évoquant avec un débit ultra rapide et sans pratiquement consulter le volumineux cahier de notes posé devant elle, un dossier "exceptionnel". 

Lundi 13 septembre 
Dans le vif du sujet 
Le procès entre dans le vif du sujet, avec le premier témoignage d'un enquêteur des services français de l'antiterrorisme, interrompu au bout de quelques minutes par Salah Abdeslam. L'accusé se met à hurler, sans micro, depuis le box des accusés : "c'est quand qu'on aura la parole ?!" "Monsieur Abdeslam, si vous continuez vous allez sortir du box", le prévient, calmement mais fermement, le président Jean-Louis Périès. Il doit s'y reprendre à plusieurs fois avant que le Franco-Marocain de 31 ans ne finisse par se taire. 
Un responsable de la police anti-terroriste raconte dans le détail la chronologie d'une "enquête totale", qui n'a laissé que peu de zones d'ombres, pour remonter la trace des commandos, des logisticiens et des donneurs d'ordre.

Vendredi 10 septembre 
Les noms des victimes résonnent dans la salle d'audience
"Dans la soirée du vendredi 13 novembre 2015, trois équipes, chacune composée de trois hommes, attaquaient différents lieux de la région parisienne"... Dans la salle, le silence se fait lourd quand le président commence à lire son rapport sur les attentats. Après plus de deux heures à citer la liste des témoins et des experts qui vont se succéder à la barre, la troisième journée du procès a été essentiellement consacrée à la lecture du rapport résumant l'enquête, titanesque.

Jeudi 9 septembre 
Le micro d'Abdeslam coupé 
Comme la veille, la journée est consacrée uniquement à l'appel des parties civiles. Abdeslam provoque de nouveau la cour en prenant intempestivement la parole pour dédouaner ses coaccusés. "Ils ne savaient rien du tout. Ces gens-là ils sont en prison et ils ont rien fait !", lance-t-il avant que son micro ne soit coupé. 

Mercredi 8 septembre 
Première provocation d'Abdeslam
Six ans après les attaques jihadistes du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, la justice replonge dans l'horreur. Il y a 20 accusés. Le procès doit durer neuf mois

Le coup d'envoi d'une audience historique et un principal accusé qui se fait déjà remarquer. Le procès des attentats du 13 novembre 2015 s'est ouvert dans une ambiance solennelle. Salah Abdeslam a paraphrasé la Chahada, profession de foi musulmane, lors de sa première prise de parole. Alors que le président Jean-Louis Périès lui demandait, comme c'est l'usage, de se lever et de décliner son identité, Salah Abdeslam a répondu : "Tout d'abord, je tiens à témoigner qu'il n'y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager".

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