Attentats de Paris : le patron de Casa Nostra à nouveau devant la justice

Attentats de Paris : le patron de Casa Nostra à nouveau devant la justice

Paris, rue de la Fontaine-au-Roi (XIe). Le gérant de Casa Nostra comparaît à nouveau devant la justice pour avoir vendu des images de vidéosurveillance de son établissement, victime du commando des terrasses le 13 novembre ...

leparisien.fr, publié le jeudi 05 avril 2018 à 21h26

Sa pizzeria avait été ciblée par les terroristes, le 13 novembre 2015. Le gérant, condamné pour avoir vendu les images montrant des clients affolés, comparaît ce vendredi en appel.

De retour devant la justice, Dimitri Mohamadi tentera à nouveau de persuader le tribunal de son innocence.

Condamné en mai dernier à 10 000 € d'amende pour avoir cédé moyennant finances la vidéo de l'attaque terroriste perpétrée le 13 novembre 2015 contre sa pizzeria, Casa Nostra (XIe), au tabloïd britannique « Daily Mail », l'homme sera ce vendredi devant la cour d'appel.

A ses côtés, deux complices présumés : l'un de ses amis et un « hacker » (pirate informatique), qui lui aurait permis de « craquer » la vidéo, la rendant ainsi exploitable. En première instance, ils ont écopé d'une amende de 5 000 € pour l'un, et de 1 500 € avec sursis pour le second. Le trio, enfin, a été condamné à verser 6 000 € à chacune des cinq parties civiles, qui s'étaient reconnues sur ces images, d'une violence insoutenable, ayant fait le tour du monde. Et qui avaient revécu, bien contre leur gré, les attentats de novembre 2015 dans lesquels 130 victimes ont perdu la vie.

Le film noir de Casa Nostra avait été diffusé lors de l'audience correctionnelle, dévoilant la terreur des victimes affolées, sous les tirs nourris des djihadistes, trouvant refuge sous les tables, derrière le bar. Personne n'est décédé ce soir-là, dans le restaurant de la rue de la Fontaine-au-Roi, mais les parties civiles évoquent toutes un traumatisme terrible, ravivé par les images de la vidéosurveillance. « J'ai vécu les pires heures de ma vie. J'ai vu les assaillants, croisé leur regard... Ça a été un choc terrible de revivre d'une manière aussi brutale et inattendue les attentats », avait reconnu un jeune homme. Mais, face à lui, le gérant avait nié avec la plus farouche énergie l'existence d'une transaction financière autour de la vidéo dont le montant aurait avoisiné les 50 000 €. Concluant pour les magistrats : « Moi, je ne parle pas. Je suis trop mal. Je ne peux pas ».

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