Attentat : la ville de Nice refuse d'effacer les images de videosurveillance

Attentat : la ville de Nice refuse d'effacer les images de videosurveillance
L'attaque survenue le soir du 14 juillet a fait 84 morts

Orange avec AFP, publié le vendredi 22 juillet 2016 à 16h20

- La démarche vise à "éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée" des images. En bref : prévenir toute "fuite" et utilisation malveillante.

Cependant, la ville de Nice de l'entend pas cette oreille. -


Selon Le Figaro, une réquisition judiciaire en date du 20 juillet a été envoyée en urgence au service municipal chargé de la vidéosurveillance, visant à faire disparaître les enregistrements pris "entre le 14 juillet 2016 22h30 et le 15 juillet 18h." Le document, émanant de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT), prie le responsable du Centre du supervision urbain de Nice de "procéder à l'effacement complet des enregistrements de vidéosurveillance de l'ensemble des caméras desservant la promenade des Anglais filmant pour la plupart d'entre-elles l'action terroriste commise le soir du 14 juillet".

Cependant, la ville de Nice va refuser de se plier à la demande, selon son avocat, Me Philippe Blanchetier, cité Nice-Matin. La municipalité va même aller jusqu'à demander au procureur de la République de Nice la mise sous séquestre de ces images "afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l'enquête antiterroriste en cours".


"C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves" aurait déclaré une source proche du dossier au Figaro. "Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations" ajoute t-elle.

PRÉSERVER LA DIGNITÉ DES VICTIMES

La police judiciaire a déjà récupéré l'intégralité des enregistrements des 140 caméras pouvant intéresser les enquêteurs, tandis que l'Elysée avait demandé copie des images de l'attaque. Les autorités indiquent que la demande de la SDAT vise à éviter toute utilisation détournée des images, notamment par les sites jihadistes, et par souci de protéger la dignité des victimes. Le parquet précise par ailleurs que l'effacement "complet" demandé s'expliquait par l'impossibilité d'effectuer des destructions partielles.

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