Attentat du Bataclan : recours des familles sur la non-intervention des militaires de Sentinelle

Attentat du Bataclan : recours des familles sur la non-intervention des militaires de Sentinelle

Un agent du Raid, près du Bataclan, le 13 novembre 2015, à Paris

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Orange avec AFP, publié le vendredi 16 septembre 2016 à 22h18

Plusieurs familles de victimes des attentats du vendredi 13 novembre ont décidé de déposer un recours en justice pour faire la lumière sur le comportement des soldats de l'opération Sentinelle le soir de l'attaque perpétrée dans le salle de spectacle du Bataclan, à Paris.
Sur BFM TV, le porte-parole de l'opération Sentinelle a expliqué qu'aucun ordre d'intervention n'a été donné aux militaires présents sur la zone de la tuerie.

Benoît Brulon justifie cette décision par le fait que "l'intervention dans un milieu clos avec des otages nécessite des compétences particulières et un entraînement particulier". "C'est pour ça qu'elle est confiée à des forces spécialement entraînées", a t-il ajouté.

LE RAPPORT PARLEMENTAIRE A "APPORTÉ PLUS DE QUESTIONS QUE DE RÉPONSES"

Du côté des familles, on s'interroge sur les raisons "difficiles à comprendre" de l'inaction de Selon l'avocat Gérard Chemla, représentant de plusieurs familles, les 8 militaires présents près du Bataclan quelques minutes après le début de l'assaut avaient refusé de prêter leurs armes de service aux agents de la Brigade anti-criminalité dépêchés sur la place, qui se sont retrouvés "démunis" face aux balles de terroriste. "On sait par ailleurs que le commissaire de la BAC qui est entré par l'avant du Bataclan a permis de mettre un terme à la tuerie de masse" a t-il indiqué.

Selon lui, une lettre anonyme a même été envoyée par des membres du GIGN se plaignant d'être restés inactifs toute la soirée alors qu'ils étaient "prêts à intervenir". "La famille des victimes ont eu une grande colère", "la justice est là pour répondre à la colère" explique Me Gérard Chemla. Pour l'avocat, "le but n'est pas de faire payer, mais "d'obtenir la vérité", après la divulgation d'un rapport parlementaire qui "a apporté plus de questions que de réponses".

Depuis les attentats du 13 novembre, le gouvernement a donné des consignes aux forces de l'ordre sur la conduite à tenir face aux "tueurs de masse", leur demandant d'intervenir le plus vite possible pour les neutraliser. Pour mieux armer les "primo-intervenants", le gouvernement a lancé en février un plan pour les équiper de fusils d'assaut (HK G36), de gilets pare-balles et de boucliers résistant aux balles de kalachnikovs, jusque-là réservés aux seules unités d'élite.
 
122 commentaires - Attentat du Bataclan : recours des familles sur la non-intervention des militaires de Sentinelle
  • Les militaires présents reçoivent leurs ordres directement de l'état, ils ont du signaler ce massacre, mais ils n'ont pas eu l'ordre d'intervenir, cela aurait pu sauver des dizaines d'honnêtes citoyens. Le prétexte bidon du gouvernement ""l'intervention dans un milieu clos", un foutage de gueule. Cela prouve l'incompétence du gouvernement socialiste de prendre des décisions concrètes pour sauver d'honnêtes citoyens... Les militaires sont tenus au secret et donc ils ne diront rien de ce qui s'est dit.

  • Ancien militaire moi-même, je confirme qu'un militaire, pour intervenir, doit recevoir des ordres qu'alors il exécute, un point c'est tout. Si la hiérarchie politique et ses intermédiaires, policiers ou autres, ne sont pas capables de, ou ne veulent pas, donner des ordres clairs et précis, il n'incombe pas aux militaires d'interpréter les événements, quels qu'ils soient. Quant au Famas, une arme ne se prête jamais, d'autant qu'un policier, même commissaire de la BAC, n'a jamais été formé à l'utilisation d'une telle arme d'assaut; et le résultat risquerait d'être pire que le mal. Dans ces conditions qu'attend donc le ministre de l'intérieur pour équiper tous les policiers de ce type d'arme et surtout pour bien les former à leur utilisation.........

  • les atermoiements permanents des dirigeants et le laxisme ambiant font que plus personne n'ose prendre d'initiative, de peur de s'attirer des foudres politiciennes. Seul un gouvernement à poigne peut renverser la situation, et pas les chantres actuels du "un pas en avant, deux en arrière".

  • A l'attention de jules95.
    Dans le cadre actuel même si notre "grand" premier ministre et son chef ne cessent de dire que nous sommes en guerre, les militaires assistent les forces de police et l'ordre de tirer selon les circonstances ne peut être donné que par le ministre de la Défense Nationale.
    Reste aux hauts responsables du commandement de le traduire et de l'exiger. La mission des militaires s'inscrit dans une action civile et non pas une véritable guerre dans le strict sens du terme. En 14/18 et 39/45 nous étions en guerre contre un pays qui voulait s'emparer de notre pays et là est toute la différence, il n'y avait pas, heureusement de consignes de tir ou de riposte....Heureusement, car aujourd'hui nous parlerions l'Allemand.....
    Actuellement, le contexte est particulier, les militaires disposent de leurs armes à des fins de dissuasion et ne peuvent en faire usage, comme je l'ai déjà spécifié, qu'en cas de légitime défense. Les militaires mobilisés pour le plan sentinelle disposent d'un équipement de guerre, sauf que leurs armes ne sont pas approvisionnées en munitions et les détentes sont plombées (petite cordelette bleue) si ce dispositif est violé, ils devront s'en expliquer avec éventuellement une sanction à l'appui....
    Certes en cas de légitime défense, ils ont droit d'alimenter leurs armes et de tirer, c'est ce qui s'est passé à Valence dans la Drôme, lorsqu'un individu avec sa voiture a gravement blessé trois soldats, le quatrième en toute logique a fait usage de son arme pour neutraliser l'assassin en puissance qui a été blessé aux jambes... Perso, c'est la tête que j'aurai visée.....
    Tout cela est totalement différent en opération extérieure pour l'exemple et me concernant, 3 Opex au Tchad.... et si j'avais attendu l'ordre de tirer je ne serais pas devant l'écran aujourd'hui..... Vous pouvez faire confiance à nos soldats. Cordialement, un ancien combattant.

  • Les militaires et homme du rang sont entraînés bien ou moins bien , mais ils agissent sur ordre et la caste des officiers aujourd'hui pense plus a sa carrière et ses galons et surtout pas de vague .Je me rappelle à l'époque d'Ouvéa ou un général avait proposé de napalmer la grotte avec les gendarmes a coté bien sûr .On en est loin mais aujourd'huil a peur du mauvais ordre paralyse les chefs au détriment des victimes

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