Attentat de Trèbes : questionnement autour de l'assaut

Attentat de Trèbes : questionnement autour de l'assaut©Google Street View

6Medias, publié le dimanche 15 avril 2018 à 20h20

Après avoir eu accès à des enregistrements, Le Parisien révèle que le GIGN a attendu dix minutes après les premiers tirs contre Arnaud Beltrame avant d'intervenir.

Plus de trois semaines après les attentats dans l'Aude, des zones d'ombre subsistent. D'après les informations du Parisien, l'intervention menée par l'antenne locale du GIGN aurait eu lieu que dix minutes après le lancement du signal d'assaut.

Le quotidien, qui retrace le déroulé des événements, s'appuie sur "des enregistrements en évidence un délai d'un peu plus de dix minutes entre la tentative d'Arnaud Beltrame pour désarmer le djihadiste et le déclenchement de l'intervention menée par l'antenne locale du GIGN".

D'après les informations de nos confrères, le lieutenant-colonel tente de désarmer le terroriste. Sur une bande que Le Parisien a réussi à se procurer, "on entend confusément 'Assaut, assaut !'. Puis "trois coups de feu", détaille Le Parisien.

Mais selon le journal, l'assaut des neuf hommes du GIGN qui a permis de neutraliser Radouane Lakdim n'aurait commencé que dix minutes après. Un délai qui ne figurerait pas dans le rapport d'intervention transmis à la justice.

De quoi interroger Le Parisien. Si la direction générale de la gendarmerie refuse de donner tout commentaire, une source proche du dossier indique qu'un tel délai peut être nécessaire dans ce type d'intervention : "Il était nécessaire de localiser et évaluer les piégeages avant de les neutraliser". Trois charges artisanales ont d'ailleurs été retrouvées dans le Super U de Trèbes.

Par ailleurs, après consultation du rapport d'autopsie, Le Parisien rappelle que l'officier Beltrame est décédé des suites d'un coup de poignard au niveau de la trachée.

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