Attentat de Strasbourg : le frère de Cherif Chekatt condamné à 6 mois de prison ferme pour des menaces

Attentat de Strasbourg : le frère de Cherif Chekatt condamné à 6 mois de prison ferme pour des menaces
Des passants rendent hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg, le 14 décembre 2018. (illustration)

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 04 mars 2019 à 18h11

Le président du tribunal a évoqué un "repentir" de Malek Chekatt pour justifier la peine infligée, qui devrait pouvoir être aménagée.

Malek Chekatt, le frère aîné de l'auteur de l'attentat de Strasbourg, Cherif Chekatt, a été condamné lundi 4 mars par le tribunal correctionnel de la ville à douze mois de prison dont six mois avec sursis, pour avoir proféré des menaces de mort sur Facebook.

Cette peine, inférieure aux réquisitions du parquet qui avait demandé un an d'emprisonnement ferme, est assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans avec une obligation de travail et de soins. Le tribunal n'a pas ordonné son maintien en détention, ouvrant la voie à un aménagement de peine.

L'homme de 38 ans, sans emploi depuis l'attentat de Strasbourg, avait été interpellé vendredi puis placé en détention provisoire dimanche après avoir posté vendredi sur son compte Facebook, lisible par tous, plusieurs messages jugés "menaçants" par les autorités, accompagnés d'une photo d'armes, qui se sont révélées factices.


"Vous aviez conscience que vous vouliez provoquer un émoi, une peur, même si à l'évidence vous avez eu un repentir", a considéré le président du tribunal, Philippe Schneider, rappelant que Malek Chekatt avait attendu les policiers, leur avait donné les armes factices photographiées et montré où son téléphone était caché.

Le juge a demandé à Malek Chekatt de prouver que la confiance que lui a accordé le tribunal en ne le mettant pas en prison n'était "pas vaine". Présenté par son avocat commis d'office comme "un père en souffrance" venant de perdre le droit de garde de son fils , Malek Chekatt "voulait faire parler de lui, voulait attirer l'attention sur ses problèmes", a estimé le procureur pendant ce procès en comparution immédiate.

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