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Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt, "un genre d'asocial, le plus souvent tout seul"

Attentat de Strasbourg : Chérif Chekatt, "un genre d'asocial, le plus souvent tout seul"
Chérif Chekatt est suspecté d'être l'auteur de la fusillade de Strasbourg et est activement recherché.

, publié le mercredi 12 décembre 2018 à 19h30

TÉMOIGNAGES. Au lendemain de l'attentat de Strasbourg, Le Parisien a recueilli plusieurs témoignages de voisins du tireur présumé.

Un trentenaire "tellement discret qu'il en était bizarre", analyse un jeune homme qui fréquentait la même mosquée que lui.

Au lendemain de l'attaque de Strasbourg, plus de 700 policiers et gendarmes étaient mobilisés mercredi 12 décembre pour retrouver le tireur présumé. En fin de journée, un appel à témoins à été diffusé.

Chérif Chekatt, 29 ans et 27 condamnations à son actif, est fiché "S" (pour sûreté de l'État) par les services antiterroristes, après un passage en prison de 2013 à 2015 au cours duquel il a attiré l'attention des services de renseignement pour des violences, pour la radicalisation de sa pratique religieuse et son prosélytisme. Il était suivi pour cela depuis sa sortie de prison.

Ce que ne soupçonnait pas les voisins de ce Strasbourgeois. "Il était pas à fond dans l'islam", a dit à l'AFP Zach, 22 ans, qui habite dans la même petite cité de barres HLM, en banlieue strasbourgeoise. Ce voisin décrit un homme "discret, pas baraqué", qui habitait seul dans un petit appartement. Ses parents habitent aussi le quartier, précise-t-il.



"Jamais je n'aurais pensé qu'il serait meurtrier"

C'était "un type normal", assure de son côté Omar* au Parisien, tout en précisant que c'était "un garçon discret". "Tellement discret qu'il en était bizarre", estime Karim*, 18 ans, qui fréquentait la même mosquée que le suspect. Tout comme Zach, il assure pourtant qu'il n'était pas un croyant assidu. "Même à la mosquée, il parlait à peu de gens. C'était un genre d'asocial, le plus souvent tout seul", précise-t-il. "Difficile de le décrire. Il avait une tête, comment dire... banale ! La seule chose qu'on retient de lui, c'est qu'il est grand", déclare quant à lui Lucas, un trentenaire qui vit dans le quartier depuis toujours.

Ahayoumen, "une grand-mère du quartier", selon le quotidien, est beaucoup plus tranchée. "Il fait toujours des conneries", déplore-t-elle dans les colonnes du Parisien. Pour elle, pas de doute, "il était un voyou à 100%". "Il a commencé par des vols et des bagarres. Après, il n'arrêtait pas de faire des allers-retours en prison. Mais jamais je n'aurais pensé qu'il serait meurtrier", concède-t-elle néanmoins, expliquant que ses parents, "des gens bien", "n'ont jamais su quoi faire de leur fils".

"C'était vraiment quelqu'un de très calme... On n'aurait jamais imaginé ça", ont également affirmé plusieurs de ses amis sur LCI.



Avant l'attaque de mardi, Chérif.C était déjà recherché dans une affaire de vol à main armée avec "sa bande de malfrats", "qui aurait mal tourné" au mois d'août, avec une tentative d'homicide, selon une source proche. Il devait pour cette affaire être interpellé tôt mardi matin par les gendarmes et les fonctionnaires de la DGSI mais l'homme n'était pas chez lui. Une grenade et un pistolet ont été retrouvés à son domicile.

* Les prénoms ont été modifiés.

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