Attentat de Nice : un appel aux dons pour les victimes

Attentat de Nice : un appel aux dons pour les victimes
Le mémorial de la Promenade des Anglais à Nice le 19 juillet 2016.

, publié le vendredi 02 septembre 2016 à 10h24

L'association "Promenade des anges" lance un appel aux dons pour aider les victimes de l'attentat de Nice le 14 juillet. Sur France Info, Vincent Delhomel-Desmarest, restaurateur niçois et présent sur la promenade des Anglais le soir de l'attaque, a expliqué ce vendredi pourquoi une telle action est nécessaire.

"Les pouvoirs publics se mettent en place.

Le fonds de garantie étudie les dossiers, mais il va sûrement rester des sommes qui seront à la charge des personnes hospitalisées aujourd'hui. Par exemple, il y aura besoin d'aménagement de salle de bains, de barre de maintien, tout cela paraît idiot mais tout ne sera pas pris en charge par la sécurité sociale". Le secrétaire de l'association, lui-même encore traumatisé, considère que "certains d'entre nous vont se retrouver en fracture sociale, il y a encore plus de 200 hospitalisés. Si, à la souffrance physique et psychique, on rajoute les soucis matériels, cela devient très compliqué. On est 69 millions, si chacun d'entre nous donne un euro multiplié par 69 millions cela fait 69 millions d'euros".

Le restaurateur niçois a également souligné que la reconnaissance des victimes était une question à poser car le fonds d'indemnisation reconnaît comme "victimes tous (nos) proches décédés, les blessés graves. Mais il y a la question des blessés sévères psychologiques. Ces personnes se retrouvent en fracture sociale et sont en arrêt maladie. Il y a beaucoup de choses à faire pour eux également". Cet appel aux dons leur serait alors particulièrement destiné.

Sur l'hommage national qui sera rendu à Nice dans le mois, Vincent Delhomel-Desmarest "veut que cela soit un moment de réunion nationale, de dignité, et de partage, que nous ne vivions pas le même fiasco que la minute de silence (le 18 juillet, ndlr) où certains de nos compatriotes se sont permis de siffler, de huer les représentants de l'Etat et d'invectiver des ressortissants français du fait de leur religion. Cela nous a blessés encore plus que ce que nous vivions déjà. Nous avons rajouté du stress sur le stress, de la peine sur la peine.", a-t-il conclu.

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