Attentat de Nice : quatre interpellations dans l'entourage de l'assaillant

Attentat de Nice : quatre interpellations dans l'entourage de l'assaillant
La course meurtrière du camion a duré près de deux kilomètres

publié le samedi 16 juillet 2016 à 09h25

Quatre nouvelles interpellations ont eu lieu entre vendredi 15 et samedi 16 juillet dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du 14 juillet perpétré jeudi dernier sur la Promenade des Anglais. Selon Europe 1, deux opérations ont été menées à Nice, dont l'une a abouti à l'interpellation de deux connaissances du tueur, à proximité de la gare SNCF.

Au total, quatre hommes de l'entourage de l'assaillant sont en garde à vue. L'ex-femme de l'assaillant présumé, avec qui il était en instance de divorce, avait déjà été placée en garde à vue vendredi 15 juillet. Selon les détails fournis par la chaîne d'information, son audition n'a pour le moment pas permis d'éclaircir les motivations du terroriste présumé, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel.

LE DOUTE PLANE SUR LA PERSONNALITÉ DU TUEUR

Ce Tunisien de 31 ans, inconnu des services de renseignement, a fauché au volant d'un camion de 19 tonnes la foule massée sur la Promenade des Anglais. Selon un dernier bilan provisoire, l'attaque a fait 84 morts. Au terme d'une course meurtrière de près de deux kilomètres, il a été abattu par la police, sur laquelle il avait tiré à plusieurs reprises. Le travail des enquêteurs est à présent de déterminer si le tueur a pu bénéficier de complicités, ou de ses "éventuels liens" avec "les organisations criminelles terroristes islamistes", selon le procureur qui a indiqué qu'un pistolet automatique, une grenade inopérante et deux fusils d'assaut factices avaient été retrouvés dans le camion.


La question du rôle éventuel de l'islamisme dans le passage à l'acte de l'assaillant a semé la discorde au sein du gouvernement. Manuel Valls a affirmé sur France 2 que "c'est un terroriste sans doute lié à l'islamisme radical d'une manière ou d'une autre". En revanche, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve n'a pas confirmé vendredi de liens entre le tueur de Nice, un Tunisien totalement inconnu des services de renseignement, et l'islamisme radical lors d'une intervention au journal du soir de TF1. A la question "Est-ce que ce soir vous êtes en mesure de nous dire qu'il est lié à l'islam radical", M. Cazeneuve a répondu "non". "Nous avons un individu qui n'était pas du tout connu des services de renseignement pour des activités liées à l'islamisme radical, qui n'était pas fiché S", a-t-il déclaré. Selon son père, le tueur avait fait une dépression au début des années 2000 et n'avait pas de lien avec la religion.

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