Attentat de Nice : les camions continuent de circuler dans l'illégalité

Attentat de Nice : les camions continuent de circuler dans l'illégalité
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, des policiers près du camion criblé de balles qui a foncé sur la foule à Nice.

, publié le mercredi 03 août 2016 à 08h04

- Depuis l'attentat de Nice, perpétré par un camion fou qui a fait 84 morts, la circulation des poids lourds en ville a-t-elle été révisée ? France Bleu Azur s'est rendue sur place. Pour la radio, les véhicules circulent toujours en toute illégalité dans les rues, notamment sur la Promenade des Anglais.

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Jeudi 14 juillet, un camion fou lancé à vive allure sur la "Prom'" à Nice percutait une foule massée sur le front de mer pour assister au feu d'artifice. Bilan humain de ce terrible attentat : 84 morts et 400 blessés. Près de trois semaines après le drame, les deux arrêtés municipaux de 2004 et 2014 qui réglementent la circulation et les livraisons des camions en ville ne sont toujours pas respectés. C'est une information de France Bleu Azur, reprise par France Info ce mercredi.



Que dit la loi ? "La circulation des véhicules utilitaires d'un poids total en charge égal ou supérieur à 3 tonnes 5 en transit est interdite dans l'agglomération de Nice", lit-on dans un arrêté daté du 29 septembre 2014. Les camions autres que les camions de livraison n'ont pas le droit de circuler, sans autorisation, dans la ville.

"LA MAIRIE NE FAIT PAS SON TRAVAIL"

Concernant les livraisons, c'est un arrêté de 2004 qui fixe les règles. Les camions doivent stationner "exclusivement sur les aires réservées à cet effet". Les horaires de livraisons sont stricts. À partir de midi, il ne doit plus y avoir de camion de livraison dans Nice, précise France Bleu Azur.

Le hic ? Pour les livreurs c'est un véritable casse-tête dans une ville congestionnée, qui souffre d'un manque de places disponibles pour stationner et de transports publics. "Il n'y a plus du tout de place maintenant !", regrette un chauffeur interrogé par la radio. Les Niçois utiliseraient les places de livraisons comme des places de parking. Pour ce livreur, "la mairie ne fait pas son travail", les propriétaires des voitures mal stationnées, sur les zones de livraison ou en double file, n'étant pas suffisamment inquiétés par la police. "Je suis obligé de me garer sur un passage piéton ou de bloquer une rue, sinon, je ne peux pas travailler", explique-t-il.

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