Attentat de Nice : le chef de cabinet de Macron entendu par la justice

Attentat de Nice : le chef de cabinet de Macron entendu par la justice
Emmanuel Macron et François-Xavier Lauch à Maubeuge, le 8 novembre 2018.

, publié le jeudi 04 avril 2019 à 13h48

L'attentat de Nice a donné lieu à deux enquêtes judiciaires, l'une pour terrorisme instruite à Paris et l'autre pour mise en danger de la vie d'autrui visant le dispositif de sécurité, et instruite à Nice.

Le chef de cabinet d'Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, a été récemment entendu par la justice comme témoin assisté dans l'enquête sur d'éventuelles failles de sécurité après l'attentat de Nice en 2016, a indiqué jeudi 4 avril l'Elysée. Il était à cette époque directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes. La présidence a confirmé une information du Monde, selon lequel le haut fonctionnaire a été interrogé le 22 mars par les deux juges d'instruction chargés de l'enquête pour mise en danger de la vie d'autrui concernant le dispositif de sécurité du 14 juillet 2016 à Nice. 



Ce jour-là, Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, avait tué 86 personnes et en avait blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule après le feu d'artifice de la fête nationale, selon un mode opératoire préconisé par l'organisation État islamique.

Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d'être tué.

La justice s'intéresse aux conditions dans lesquelles a été mis en place le dispositif de sécurité autour des festivités, dont le feu d'artifice, du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Le Monde précise que "si l'information a été ouverte pour mise en danger de la vie d'autrui, les magistrats ont signifié à M. Lauch qu'ils entendent 'examiner les faits sous l'angle de l'homicide et des blessures involontaires".



L'attentat de Nice a donné lieu à deux enquêtes judiciaires, l'une pour terrorisme instruite à Paris et l'autre pour mise en danger de la vie d'autrui visant le dispositif de sécurité, et instruite à Nice.Après l'attentat, le parquet de Nice avait été rapidement saisi de plaintes contre l'État et la municipalité de Nice pour mise en danger de la vie d'autrui, déposées par 23 familles ou proches de victimes. Le dossier avait été classé sans suite le 19 janvier 2017 par le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre, celui-ci estimant qu'il ne pouvait retenir "aucun fait de nature à engager une quelconque responsabilité pénale à l'encontre de quiconque"Une nouvelle enquête avait été ouverte  en avril 2017 après une plainte avec constitution de partie civile. Elle a été confiée à deux magistrats.

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