France

Attentat d'Arras : ces correspondances de l'assaillant passées au crible par les enquêteurs

L’enquête sur l’attaque au couteau d’Arras se poursuit. Si le principal suspect est toujours en garde à vue, ses motivations restent inconnues, car il reste silencieux. Les enquêteurs étudient ses échanges avec son frère aîné et un détenu de l’Allier, rapporte Le Parisien.

Si Mohammed Mogouchkov, le jeune Russe de 22 ans auteur présumé de l’attentat d’Arras, reste mutique sur ses motivations, les messages qu’il a pu échanger avec son frère Movsar et un certain Maxime C., un détenu de l’Allier, intrigue les enquêteurs. Ils sont actuellement passés au crible, révèle Le Parisien lundi 16 octobre. Un système de correspondance aurait été mis en place entre les trois hommes. Movsar, le frère de Mohammed, aurait permis d’établir le contact avec Maxime C. par l’intermédiaire d’un proche du détenu.

Toujours selon Le Parisien, Mohammed et Maxime C. auraient échangé des messages via les réseaux sociaux par l’intermédiaire de cette quatrième personne, en possession des codes du compte Snapchat du détenu de l’Allier. Autrement dit, l’assaillant présumé d’Arras et cet individu n’auraient jamais été en contact directement. Le messager n’écrirait ainsi que ce que Maxime C. lui dicterait au téléphone depuis la cabine téléphonique de sa prison. Il aurait notamment évoqué dans un de ces échanges une "mort douce avec l’épée à la main".

Le frère du suspect nie toute implication dans cette attaque terroriste

Placé en garde à vue, avant que la mesure ne soit finalement levée ce lundi, Maxime C. a reconnu des échanges avec Mohammed Mogouchkov. Mais, selon Le Parisien, il aurait assuré n’avoir parlé que d’islam et n’avoir jamais entendu parler de ce projet terroriste à Arras. Il aurait par ailleurs condamné l’attentat, le qualifiant de "crime sur un innocent". Movsar Mogouchkov aurait tenu peu ou prou le même discours en garde à vue, répétant à plusieurs reprises qu’il ne connaissait rien des intentions terroristes de son jeune frère.

publié le 16 octobre à 19h57, Maeliss Innocenti, 6Medias

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