France

Attentat à Arras : l'assaillant avait échangé avec des proches sur la guerre en Israël

L'attaque meurtrière commise dans un lycée d'Arras, vendredi 13 octobre a-t-elle un lien avec la situation actuelle au Proche-Orient ? C'est en tout cas ce que laisse supposer des échanges de messages entre l'auteur présumé des faits et deux autres personnes, dont son père.

L'émotion reste grande à Arras au lendemain de l'attaque au couteau qui a coûté la vie à Dominique Bernard, un enseignant de lettres de 57 ans et blessé trois autres personnes. Arrêté sur les lieux du drame, Mohammed Mogouchkov, l'auteur présumé des faits a-t-il été motivé dans son passage à l'acte par les événements qui se déroulent au Proche-Orient depuis le 7 octobre ? D'après les informations du Parisien, samedi 14 octobre, le mis en cause aurait en effet longuement échangé avec trois personnes avant son passage à l'acte via des messageries cryptées : son père, son frère et un ami de ce dernier.

Fiché S en juillet dernier

Sur le plateau de TF1 au soir de l'attaque, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin semblait du même avis, évoquant "sans doute un lien", entre l'attaque commise dans l'enceinte du lycée et le discours de l'assaillant concernant l'offensive terroriste menée par le Hamas en Israël.

Fiché S depuis juillet dernier, Mohammed Mogouchkov, âgé de 20 ans et originaire d'Ingouchie, une petite République russe, était suivi par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) après la détection de connexions avec les "objectifs" des services de renseignements, autrement dit, des individus suivis pour radicalisation en lien avec la mouvance islamise. Afin de récupérer ces échanges, le Parisien indique que les services de sécurité intérieure ont procédé à un « siphonnage » des données du téléphone portable de l’assaillant, alors même que ce dernier avait fait l'objet d'un contrôle administratif la veille de son passage à l'acte.

Pour l'heure, huit personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête menée conjointement par les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la DGSI. Outre Mohammed Mogouchkov, sa mère, son oncle, sa sœur, son frère Movsar déjà incarcéré pour des faits de terrorisme et son compagnon de cellule, son autre frère, ainsi que deux Biélorusses sont actuellement entendus pour des vérifications.

publié le 14 octobre à 15h30, Kévin Comby, 6Medias

Liens commerciaux