Attaques dans l'Aude : le point sur la situation

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 Des membres des forces de l'ordre devant le supermarché Super U de Trèbes (Aude) où a eu lieu la prise d'otages vendredi 23 mars.

Des membres des forces de l'ordre devant le supermarché Super U de Trèbes (Aude) où a eu lieu la prise d'otages vendredi 23 mars.

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© AFP, PASCAL PAVANI

Orange avec AFP, publié le vendredi 23 mars 2018 à 16h37

L'assaillant ayant tué trois personnes vendredi matin dans l'Aude a été tué par les forces de l'ordre, à l'issue d'une prise d'otages dans un supermarché de Trèbes (Aude). Il s'agit de Redouane Lakdim, un "petit délinquant" de 26 ans, selon les termes du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. L'organisation État islamique a revendiqué les attaques. 

 

• L'ESSENTIEL. L'assaut a été donné, vendredi 23 mars en début d'après-midi, dans le supermarché Super U de Trèbes (Aude), et l'assaillant a été tué par les forces de l'ordre, selon des sources proches de l'enquête. 

- Dans la matinée, il a tué trois personnes : le passager d'une voiture qu'il a volée - blessant le conducteur, puis deux personnes durant la prise d'otages dans le magasin. Il a également blessé par balle un CRS à Carcassonne. 

- Le preneur d'otages, Redouane Lakdim, 26 ans, était connu pour des faits de délinquance, mais pas pour sa radicalisation, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur place vendredi après-midi. L'organisation État islamique a revendiqué les attaques. 

- Le parquet antiterroriste est saisi de l'enquête. 

QUI EST L'ASSAILLANT ? Redouane Lakdim a agi "seul", selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. "Il était connu pour des faits de petite délinquance et nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l'acte brusquement", a déclaré sur place l'occupant de la place Beauvau.

La prise d'otages a commencé vers 11h00 et l'assaillant a ouvert le feu, selon le parquet de Carcassonne. Un témoin aurait déclaré que l'auteur des coups de feu avait crié "Allah Akbar" en entrant dans le supermarché.

L'auteur présumé des attaques a été tué lors d'un assaut mené par les gendarmes du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) dans le supermarché où il était retranché avec un gendarme. Le gendarme a été blessé par balle, ainsi qu'un autre militaire. Il avait pris la place des otages du supermarché afin de leur permettre de se réfugier en lieu sûr.

• DAECH REVENDIQUE. Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué les attaques. "L'homme qui a mené l'attaque de Trèbes dans le sud de la France est un soldat de l'État islamique, qui a agi en réponse à l'appel" de l'organisation "à viser les pays membres de la coalition" internationale anti-EI, a fait savoir ce dernier par le biais de son agence de propagande Amaq.

Durant la prise d'otages, l'assaillant s'était revendiqué de l'EI, selon le parquet de Carcassonne. Plusieurs médias (BFMTV et LCI, notamment) ont affirmé qu' il réclamait la libération de Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir fait partie des commandos ayant perpétré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) (130 morts). 

TROIS MORTS, DEUX BLESSÉS PAR BALLE. Le preneur d'otages a tué trois personnes, en blessant deux autres au cours de trois attaques vendredi matin, à Carcassonne et à Trèbes. "Le suspect a d'abord volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant le conducteur, avant de toucher à l'épaule un CRS à proximité de la caserne située non loin de là. Ensuite, il a tué deux autres personnes au cours de la prise d'otages dans le supermarché de Trèbes", selon des sources proches de l'enquête. 

L'identité des victimes n'est pas encore connue. Franceinfo indique qu'il s'agit du directeur et d'un employé du Super U. Sur LCI, le maire de Trèbes Éric Ménassi a indiqué que les victimes étaient "un client du magasin et un membre du personnel".  

Sur Twitter, la préfecture de l'Aude avait indiqué dans la matinée qu'une opération de la police était en cours et que le secteur était interdit.

UN CRS BLESSÉ PAR BALLE À CARCASSONNE. Le policier blessé a été touché à une épaule, alors qu'il rentrait d'un footing avec des collègues près de la caserne de CRS de Carcassonne, vers 10h30. Il a été transporté à l'hôpital mais ses jours ne sont pas en danger. Son pronostic vital n'est "pas engagé", a confirmé le Premier ministre Édouard Philippe.

"UNE ATTAQUE TERRORISTE". Le chef de l'État a évoqué, avant l'assaut final, la piste terroriste. "Tout porte à croire qu'il s'agit d'une attaque terroriste", a déclaré Emmanuel Macron depuis Bruxelles, quelques minutes avant le dénouement de la prise d'otages. "Je serai dans quelques heures à Paris pour suivre et coordonner l'ensemble des mesures à prendre", a-t-il poursuivi. Il s'exprimait durant une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel, à l'issue d'un sommet européen. Il a assuré de son "soutien tous ceux qui ont eu à affronter et qui affrontent encore cette situation". "Les forces de l'ordre, en particulier de la gendarmerie, sont intervenues de manière très rapide et coordonnée après l'attaque dont ont été victimes d'abord des CRS", a-t-il salué. "Je veux assurer les habitants de Trèbes de l'entière mobilisation des services de l'État et en particulier des forces de l'ordre", a poursuivi Emmanuel Macron.

LE PARQUET ANTITERRORISTE SAISI. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte des chefs d'"assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", "séquestrations" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Cette enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat), à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction interrégionale de la police judiciaire de Montpellier.

FRANÇOIS MOLINS VA S'EXPRIMER. Le procureur de la République de Paris François Molins devait se rendre à Trèbes (Aude). Il "donnera dès que possible tous les éléments relatifs au début de cette enquête", a précisé Emmanuel Macron depuis Bruxelles. 

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423 commentaires - Attaques dans l'Aude : le point sur la situation
  • Ce vendredi à 15 Heures 50, j'ai posté sur cet article la réaction suivante :
    Respect au gendarme qui, semble t il, a pris la place des otages. Peu d'information sur cet article.
    Vous m'avez refusé cette réaction et j'aimerai savoir le motif de ce refus.
    Soit c'est parce que VOUS vos n'aviez rien signalé à cette heure là et votre traitement de l'information est NUL
    Soit je suis fiché comme subversif ?
    J'aimerais avoir votre explication et savoir si cet message était inaproprié. Mais dans tous les cas VOUS VOUS ETES NULS;
    "

  • Pour couper le mal à la racine il faut savoir qui utilise, finance et arme l'organisation État islamique? en Syrie par exemple??? cherchez bien à qui profite le crime...simple question de logique!

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    lmpibt03458  (privé) -

    BFMTC ?? on sait a quoi s'attendre ,couper la télé

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    lmpibt03458  (privé) -

    c'est ce qui nous attends , une guerre civile en France et en Europe et les dirigeants laissent faire ne veulent rien faire par dogmatisme,aveuglement, électoralisme

  • Macron n'est pas entierement libre Merkel est là