Attaque de la mosquée de Bayonne : l'auteur présumé aurait agi pour "venger la destruction de la cathédrale de Paris"

Attaque de la mosquée de Bayonne : l'auteur présumé aurait agi pour "venger la destruction de la cathédrale de Paris"
Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, le 28 octobre 2019.

, publié le mardi 29 octobre 2019 à 17h55

L'octogénaire suspecté d'être à l'origine de l'attaque contre la mosquée de Bayonne est actuellement examiné par un psychiatre. Les deux personnes qui ont été touchées dans l'attaque sont toujours hospitalisées dans un état "stable".

L'auteur présumé de l'attaque contre la mosquée de Bayonne, qui a fait deux blessés lundi, aurait agi pour "venger la destruction de la cathédrale de Paris" qu'il attribue aux musulmans. C'est ce qu'a révélé mardi 29 octobre le procureur de la République de Bayonne Marc Mariée, lors d'une conférence de presse. L'octogénaire, qui a été interpellé lundi à son domicile, est actuellement "examiné par un psychiatre", a précisé le procureur. "L'ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique", a-t-il indiqué.


Claude Sinké, 84 ans, a reconnu durant son interrogatoire avoir tenté de mettre le feu à la mosquée. L'homme a en revanche "contesté avoir eu la volonté de tuer quiconque, précisant qu'il avait pris soin de repérer à de nombreuses reprises la mosquée afin d'être certain d'intervenir qu'à un moment où elle était très peu occupée", a ajouté le procureur.




Lundi, deux hommes ont été gravement blessés par des coups de feu tirés devant la mosquée de Bayonne, par un homme qui tentait d'en incendier la porte. Le pronostic vital de ces deux septuagénaires n'est pas engagé, a indiqué mardi Marc Mariée. Ils sont toujours hospitalisés. 

La police judiciaire a été saisie de l'enquête. Le procureur de la République de Bayonne a indiqué mardi être "en contact permanent avec le procureur national antiterroriste, qui attend les éléments qui seront réunis dans les heures à venir, afin de préciser s'il se saisit ou non de cette affaire".
 

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