Attaque de La Chapelle-sur-Erdre : la policière est "hors de danger", assure le maire

Attaque de La Chapelle-sur-Erdre : la policière est "hors de danger", assure le maire
La Chapelle-sur-Erdre, le 28 mai 2021.

publié le samedi 29 mai 2021 à 11h51

Une policière municipale a été blessée grièvement par arme blanche vendredi 28 mai par un schizophrène fiché pour radicalisation, tué lors de son interpellation.

"Les nouvelles sont plutôt rassurantes". Au lendemain de l'attaque de La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes (Loire-Atlantique), le maire de la ville Fabrice Roussel a assuré samedi matin 29 mai sur BFMTV que la policière municipale agressée par un schizophrène fiché pour radicalisation était "aujourd'hui hors de danger même si elle a subi de graves blessures à la jambe et à la main". 



Âgée de 47 ans, la policière était en poste depuis 20 ans, a expliqué l'édile.

Ancienne militaire, elle avait commencé son parcours à La Chapelle-sur-Erdre en tant qu'Agent de surveillance de la voie publique (ASVP), détaille BFMTV. "Puis elle a passé le concours de la police municipale et elle a gravi les échelons. C'est un très bon agent. Elle est appréciée sur la commune", a précisé le brigadier-chef principal de la police municipale de Treillière, Philippe Hardy.

"Tous les Chapelains et toutes les Chapelaines la connaissent parce qu'elle est au contact de tout le monde sur la place du marché. Dès qu'on a des petits soucis, on va la voir", a notamment témoigné un habitant sur Europe 1. 

Dans cette ville calme de La Chapelle-sur-Erdre, vendredi 28 mai vers 10h20, un individu s'est présenté dans les locaux de la police municipale en raison d'un "problème de véhicule". Reçu par une policière municipale qui était seule, "il s'est jetée sur cette personne et lui a porté plusieurs coups de couteau, la blessant à la main et aux jambes", a indiqué le procureur de Nantes. Après s'être enfui avec l'arme de la policière puis s'être réfugié pendant 2h30 dans l'appartement d'une jeune femme de 19 ans, l'agresseur, âgé d'une quarantaine d'années, a été abattu dans la police. "La Chapelle-sur-Erdre n'est évidemment pas habituée à ce type d'acte", a souligné Fabrice Roussel. 

La policière, comme la jeune femme séquestrée, n'ont pas été interrogées vendredi. La policière à cause de son état de santé, et la jeune femme car elle est en état de choc. "Elle est forcément extrêmement traumatisée, on va lui laisser le temps de se remettre psychologiquement", a indiqué le général Ghislain Réty, commandant du GIGN sur BFMTV.
 

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