Attaque au hachoir à Paris : selon Riss, directeur de Charlie Hebdo, "on avait l'impression qu'on revenait en arrière"

Attaque au hachoir à Paris : selon Riss, directeur de Charlie Hebdo, "on avait l'impression qu'on revenait en arrière"
Riss, directeur de Charlie Hebdo.

, publié le dimanche 04 octobre 2020 à 16h51

Riss, directeur de Charlie Hebdo, était interviewé sur l'antenne de BFMTV ce dimanche 4 octobre. Il a évoqué l'attaque au hachoir à Paris, près des anciens locaux du journal satirique, qui s'est déroulée le vendredi 25 septembre.

Vendredi 25 septembre, une attaque a été perpétrée près des anciens locaux de Charlie Hebdo, à Paris, rue Nicolas Appert dans le 11e arrondissement.

L'assaillant a blessé gravement deux employés de l'agence Premières Lignes, qui étaient en pause en bas du bâtiment. Il pensait s'en prendre à des caricaturistes de l'hebdomadaire satirique.


L'attaque s'est produite dans un contexte bien particulier : durant la semaine du procès des attentats de janvier 2015. Riss, directeur de Charlie Hebdo, s'est livré auprès de BFMTV ce dimanche 4 octobre sur la manière dont il a appris qu'un attentat s'était produit, cinq ans après, sur ce lieu symbolique.

"J'étais au tribunal, j'étais en train d'assister justement à une audience où on nous avait projeté le film de revendication qu'Al-Qaida avait fait pour revendiquer le 7 janvier. On avait une espèce d'imam islamiste qui expliquait pourquoi c'était très bien d'avoir attaqué Charlie Hebdo. En sortant du tribunal, on nous dit qu'il s'est passé quelque chose rue Nicolas Appert", a rapporté Riss.

"Le fanatisme est toujours là"

"C'était assez hallucinant de voir que ce n'était pas terminé. On avait l'impression qu'on revenait en arrière. (...) Le fanatisme est toujours là, avec des formes différentes mais qui n'a pas complètement disparu", a continué le directeur de Charlie Hebdo.

L'auteur présumé de l'attaque, un ressortissant pakistanais, a été mis en examen (inculpé) et écroué pour "tentatives d'assassinats" terroristes fin septembre.

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