Attaque au cutter dans le Var: la jeune femme reconnue responsable de ses actes

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Un membre de la police technique et scientifique relève des indices devant le magasin Leclerc de la Seyne-sur-Mer après une attaque au cuttter, le 17 juin 2018 dans le Var
Un membre de la police technique et scientifique relève des indices devant le magasin Leclerc de la Seyne-sur-Mer après une attaque au cuttter, le 17 juin 2018 dans le Var
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© AFP, BERTRAND LANGLOIS

AFP, publié le lundi 18 juin 2018 à 13h26

La jeune femme qui a agressé deux personnes au cutter dans un supermarché de La Seyne-sur-mer (Var) dimanche a été reconnue responsable de ses actes par un expert psychiatre, a-t-on appris auprès du parquet de Toulon lundi.

"L'examen psychiatrique effectué par un expert psychiatre l'a déclarée responsable des faits, avec aucune atténuation de sa responsabilité. Elle est handicapée adulte, mais handicapée physique", a-t-on souligné de même source. L'auteure des coups de cutter est titulaire d'une carte d'adulte handicapé physique à 80% en raison de problèmes à la hanche. 

La garde à vue de la jeune femme de 24 ans, maîtrisée et arrêtée juste après les faits, a été prolongée lundi matin. Elle doit être déférée mardi, selon le parquet, "dans le cadre de l'ouverture d'une information judiciaire pour tentative de meurtre".

Dimanche en fin de matinée, cette cliente habituelle du magasin Leclerc, entièrement vêtue de noir, avait attaqué un autre client qui patientait à la caisse du supermarché et une caissière qui tentait de s'interposer en criant "Allah Akbar".

En garde à vue, l'agresseuse "a du mal à expliquer son passage à l'acte qu'elle a décidé le matin. Elle a dit qu'elle était malheureuse dans la vie", a-t-on poursuivi de même source, rappelant qu'elle n'était pas connue pour des faits de violence ou pour radicalisation.

"Selon les témoins sur place, elle a dit qu'elle était la fiancée d'Allah, ce qu'elle ne nie pas en garde à vue. Mais il n'y a aucun élément pour établir un lien avec Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique, ndlr) à ce stade", a-t-on encore ajouté.

"Plusieurs témoins rapportent qu'elle a dit que c'était Allah qui lui demandait de faire ça, qu'ils étaient tous des mécréants, et qu'elle voulait que la police la tue", avait déjà déclaré dimanche soir le procureur de Toulon Bernard Marchal.

La perquisition du domicile de la jeune femme, qui vit seule dans un studio de Saint-Mandrier (Var), n'a permis de trouver "qu'un vieux Coran et un drapeau algérien" selon le procureur. Son ordinateur a été saisi par les enquêteurs.

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