Attaque à Nice : un troisième homme interpellé et placé en garde à vue

Attaque à Nice : un troisième homme interpellé et placé en garde à vue
Bougies et fleurs en hommage aux trois personnes tuées à Nice le 29 octobre 2020.

, publié le samedi 31 octobre 2020 à 10h15

Trois personnes ont été tuées jeudi dans une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice par un jeune Tunisien fraîchement arrivé en Europe.

L'enquête se poursuit après l'attaque au couteau qui a fait trois morts jeudi à Nice. Un troisième homme a été placé en garde à vue, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Âgé de 33 ans, cet homme est un proche de la deuxième personne interpellée vendredi soir. Il était d'ailleurs présent lors de la perquisition qui a eu lieu vendredi au domicile du deuxième interpellé.



Âgé de 35 ans, le deuxième homme interpellé est soupçonné "d'avoir côtoyé l'auteur des faits la veille de l'attaque". La première personne interpellée est un homme de 47 ans, arrêté près avoir été vu aux côtés de l'agresseur sur des images de vidéosurveillance la veille de l'attaque. Il a été placé jeudi en garde à vue mais "il n'aurait pas de lien avec l'attaque", a indiqué vendredi une source proche de l'enquête. Il était toujours en garde à vue samedi matin.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si l'assaillant a pu bénéficier de complicité, et notamment comment il s'est procuré les deux téléphones retrouvés dans un sac contenant des effets personnels. Les deux portables sont en cours d'exploitation. "Il est encore beaucoup trop tôt pour savoir s'il a bénéficié de complicité, quelles ont été ses motivations pour venir en France et quand cette idée a germé en lui", a dit à l'AFP samedi matin une source proche du dossier. "La poursuite de l'analyse" des deux téléphones retrouvés dans ses effets personnels, et "l'enquête côté tunisien" seront "déterminantes", a ajouté cette source.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur de l'attaque serait un Tunisien âgé de 21 ans, Brahim Issaoui, arrivé à Nice la veille ou deux jours avant l'attaque au couteau qui a fait trois morts jeudi 29 octobre. A 08h30 ce jour là, il est entré dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, dans le centre-ville de Nice, et a égorgé une femme de 60 ans, Nadine Devillers, et le sacristain Vincent Loquès, âgé de 55 ans. Une mère de famille brésilienne de 44 ans, Simone Barreto Silva, poignardée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant à proximité où elle s'était réfugiée. 

Maîtrisé par une équipe de la police municipale qui a fait feu sur lui à plusieurs reprises, Brahim Issaoui a été conduit grièvement blessé à l'hôpital Pasteur de Nice. Inconscient, il n'a pu être entendu par les enquêteurs. Son pronostic vital était toujours engagé vendredi soir. 

Des zones d'ombre persistent sur le parcours et les motivations du jeune homme, qui avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille. Arrivé clandestinement en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l'Italie, le 9 octobre. 

Selon sa mère, Brahim Issaoui, réparateur de motos, faisait la prière depuis deux ans et demi. "Il ne sortait pas et ne communiquait pas avec les autres", a-t-elle dit à l'AFP. En Tunisie, il avait des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue, selon la justice tunisienne qui a également ouvert une enquête.
 

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