Attaque contre la force Barkhane au Mali : des soldats français et des civils maliens blessés

Attaque contre la force Barkhane au Mali : des soldats français et des civils maliens blessés
Camp de la force française antijihadiste au Mali, en novembre 2020.

publié le lundi 21 juin 2021 à 16h35

Selon des responsables maliens, trois soldats français auraient été blessés et évacués par hélicoptère vers la base de Barkhane à Gao.

Une attaque à la voiture piégée a visé lundi 21 juin un véhicule de Barkhane, la force antijihadiste française au Sahel. Cette attaque, perpétrée à Gossi, dans le centre du Mali, a blessé des soldats français et des civils maliens. 



"En début de matinée, un véhicule suicide a attaqué un véhicule de la force Barkhane alors en mission de reconnaissance pour sécuriser les alentours de la base opérationnelle avancée de Gossi", a indiqué l'état-major français dans un courriel adressé à la presse. "Des militaires français et des civils maliens ont été blessés par l'explosion du véhicule suicide. Ils sont en cours d'évacuation vers l'hôpital militaire de Gao", précise l'état-major. 

Un responsable militaire malien et un élu local, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, ont fait état de trois soldats français blessés, évacués par hélicoptère vers la base de Barkhane à Gao. D'après l'état-major français, "des unités d'alerte dont des hélicoptères Tigre et des Mirage 2000 interviennent pour appuyer les troupes au sol".

Cette attaque intervient à l'heure où la France se prépare à entamer un désengagement progressif du Sahel. La force Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d'un dispositif recentré sur la lutte antiterroriste et l'accompagnement au combat des armées locales, via le groupement de forces spéciales européennes Takuba qui doit encore monter en puissance.

Selon le projet étudié par Paris, la France prévoit de quitter des bases du nord du Mali - Tessalit, Kidal et Tombouctou - d'ici à fin 2021 pour concentrer sa présence sur les emprises de Gao et Ménaka, plus proches de la zone dite des "trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi qu'à Niamey, la capitale du Niger. 
 

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