Attaque à la préfecture de police : Christophe Castaner reconnaît un "dysfonctionnement d'État"

Attaque à la préfecture de police : Christophe Castaner reconnaît un "dysfonctionnement d'État"
Christophe Castaner à Marseille, le 17 septembre 2019.

publié le lundi 07 octobre 2019 à 11h40

Les signaux de radicalisation "auraient dû être suffisants pour déclencher une enquête".

Christophe Castaner a reconnu lundi 7 octobre que la tuerie à la préfecture de police est révélatrice d'un "dysfonctionnement d'État", mais a refusé le terme de "scandale d'État". Alors qu'il doit être entendu deux fois cette semaine au Sénat, il a promis que les procédures pour identifier les personnes radicalisées allaient être renforcées.



"C'est un dysfonctionnement d'État. Un scandale d'État, je ne sais pas à quoi ça correspond", a déclaré sur France Inter le ministre de l'Intérieur, sous le feu des critiques depuis l'attaque meurtrière à la préfecture de police perpétrée par Mickaël Harpon, un employé qui présentait des signes de radicalisation

Le ministre a de nouveau déploré que les propos de cet informaticien de 45 ans justifiant, en 2015, les attentats de Charlie Hebdo n'aient pas suffisamment éveillé d'attention au sein de la Direction du renseignement de la préfecture (DRPP) où il était employé. "Il n'y a pas eu d'alerte au bon niveau, au bon moment", a-t-il résumé.



Selon un rapport interne révélé dimanche par France Inter, ces déclarations n'ont pas l'objet d'un signalement formel. "Les signaux d'alerte auraient du être suffisants pour déclencher une enquête en profondeur", a estimé M. Castaner qui a promis de "resserrer encore les mailles du filet". 

"Je souhaite que toute alerte fasse l'objet d'un signalement automatique", a-t-il ainsi déclaré, sans donner plus de précisions.

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