AstraZeneca et Janssen sont "indispensables" à la campagne vaccinale française, selon le ministère de la Santé

AstraZeneca et Janssen sont "indispensables" à la campagne vaccinale française, selon le ministère de la Santé
(illustration)

publié le mardi 20 avril 2021 à 16h42

"Dans un contexte de course contre la montre contre un virus qui tue, on ne peut pas se permettre de faire l'impasse sur le déploiement d'un vaccin qui permet de sauver des vies", martèle le ministère.

Alors que la défiance progresse en France à l'encontre des vaccins contre le Covid-19 d'AstraZeneca et de Janssen, le ministère de la Santé a assuré mardi 20 avril que les deux sérums sont "indispensables" pour atteindre les objectifs de la campagne de vaccination. La survenue de rares effets indésirables a récemment conduit à réexaminer leurs conditions d'utilisation.

"Nous n'avons pas d'inquiétude sur notre capacité à atteindre nos objectifs" de 20 millions de personnes ayant reçu au moins une dose à la mi-mai, puis de 30 millions de personnes mi-juin, "et cela, en intégrant des hypothèses plutôt prudentes sur le niveau de consommation d'AstraZeneca et de Janssen", a-t-on assuré au ministère lors d'un point hebdomadaire sur les vaccins.

En revanche, selon la même source, "s'il n'y a plus aucune administration d'AstraZeneca ou s'il n'y a aucune administration de Janssen en ville dans les semaines à venir, pour le coup les objectifs seront largement remis en question".


L'Agence européenne des médicaments (EMA) doit s'exprimer en fin d'après-midi sur le vaccin Janssen (Johnson and Johnson), dont l'utilisation a été suspendue aux États-Unis et en Afrique du Sud en raison de l'apparition rare de graves caillots sanguins. Ce vaccin est autorisé depuis le 11 mars dans l'Union européenne, mais n'a pas encore été administré.

Quant au vaccin du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, certaines voix se sont interrogées sur la poursuite de son utilisation au vu de la relative désaffection dont il fait l'objet, en particulier dans les centres de vaccination.

Mais "on ne souhaite pas laisser entendre que la France pourrait se permettre de ne pas injecter les doses AstraZeneca reçues. Dans un contexte de course contre la montre contre un virus qui tue, on ne peut pas se permettre de faire l'impasse sur le déploiement d'un vaccin qui permet de sauver des vies", insiste le ministère.

L'EMA a annoncé le 7 avril que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire "très rare" de ce vaccin, tout en estimant que les bénéfices l'emportent sur les risques. Son utilisation a été restreinte dans la plupart des pays de l'UE (en France il est réservé aux plus de 55 ans) et le Danemark a annoncé y renoncer définitivement. Si les créneaux réservés à l'AstraZeneca dans les centres de vaccination sont parfois boudés, l'écoulement en ville reste "assez important", avec "près de 73% d'utilisation des doses livrées" la semaine dernière, souligne le ministère, estimant que "c'est un vaccin qui trouve preneur dans le dialogue de confiance avec les professionnels de santé".

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